Alors des fois ça nous prend, et c’est pas facile de s’en débarrasser. Je veux parler du dédain de ce qui est tellement inutile que même la tagégorie inutile semble tout droit pondue par une brainstorming session entre Edison, Tesla, Franklin, et Tournesol.
Et puis parfois le mieux c’est de faire comme les autres en encore pire, juste pour être sûr qu’on parle bien de la même chose (trois circonflexes dans la même phrase, quelle élégance).
Tu l’as donc compris, LiLeLa a maintenant un compte sur Twitter. Et ça, c’est pas de la gnognotte. Alors abonne-toi vite et parles-en à ton patron aussitôt, parce que personne ne sait combien de temps ça va durer cette rigolade ridicule: http://twitter.com/lilela
A l’origine, la légende veut qu’on aurait mis au défi Hemingway d’écrire une histoire complète en seulement six mots. Sa réponse: For Sale: Baby shoes, never worn (”A vendre: chaussures de bébé, jamais portées”). Alors Rachel Fershleiser et Larry Smith du magazine SMITH ont eu l’idée de demander à plein de gens, connus et inconnus, de faire des histoires en six mots eux aussi. Mais comme leur magazine se spécialise sur la narration à la première personne, ils ont décidé de demander à leurs contributeurs d’écrire non pas des fictions, mais leurs mémoires.
Le résultat, 11 000 textes soumis, un livre “Not Quite What I Was Planning” qui en publie près de mille, un site qui parle du livre et brode sur le même thème, et tout plein de petites formules qui vont du drôle au profond en passant par autre chose… Et un prochain projet en cours avec six mots sur l’amour et les brisages de cœurs.
Quelques vies résumées:
- Couldn’t cope so I wrote songs (Aimee Mann)
- Secret of life: marry an Italian (Nora Ephron)
- Never should have bought that ring (Paul Bellows)
- Found true love after nine months (Jody Smith)
- Love me or leave me alone (anonyme)
- Not a goog Christian, but trying (Alexander Tsai)
- I still make coffee for two (Zak Nelson)
- Thought I would have more impact (Kevin Clark)
- Everyone who loved me is dead (Ellen Fanning)
- Fourteen years old, story still untold (David Gidwani)
- Pas de regrets, que des expériences (moi)
Et toi ami lecteur, elle se résume à quoi la tienne de vie? Allez, fais pas ton timide et balance-nous ta prose dans les commentaires ci-dessous.
Alexey Titarenko a ceci en commun avec LiLeLa qu’il ne rate pas un épisode de Lost. Ou alors c’est les producteurs de la série télé qui sont fans de son œuvre. Je ne sais pas très bien, ça peut tout aussi bien être une coincidence, et de toute façon on s’en fout parce que c’est beau ça fait un peu des guilis, deux des caractéristiques qui définissent quelque chose mais je sais plus trop quoi parce que je suis encore trop troublé par les clichés de sa “City of Shadows” photographiée de 1992 à 1994. Et je parle de cette série, mais il y en a d’autres sur son site qui en est plein.
Et comme on vous aime (oui oui), et que ce blosste était vraiment décidément bien trop court, je vous rajoute même un petit doc sur le monsieur, “Alexey Titarenko: l’Art et la Manière,” produit par IMAGE & Co. pour Arte. Allez hop.
Tu te rappelles, quand tu n’étais encore qu’un tout petit bébé, ta mère et moi nous t’avions installé un mobile au dessus de ton lit, avec des planètes qui tournaient dans tous les sens, gracieusement et doucement, et tu tendais les bras pour les toucher, mais tu n’arrivais jamais à les atteindre et parfois cette frustration te berçait jusqu’à t’endormir profondément pendant qu’on jouait à Risk dans le salon? Tu as grandi et maintenant tu as un job et un ordi et toujours cette étincelle de curiosité sans malice dans tes yeux. Et les petits gars de chez Tag Galaxy l’ont bien compris, et ils ont combiné ce que tu aimes le plus (les mobiles avec des planètes qui tournent) avec ce que tu aimes le plus (Flickr et ses photos par milliards), pour ton seul plaisir. Sauf que maintenant, tu peux toucher. Tu peux même cliquer et double-cliquer…
Basée sur les tags qui accompagnent la plupart des photos de Flickr, ce petit mashup en Flash navigue dans le site de manière thématique et ludique, et c’est quand finalement ton boss te tapotte gentiment sur l’épaule que tu te rends compte que ça fait bien une heure que tu voyages dans l’espace et ton enfance.
Encore un lecteur de lll qui attend le prochain billet, les yeux brillants d’excitation sous des paupières de plus en plus lourdes…
Bon, mais sérieusement, il y a quelqu’un qui nous lit? Si vous avez envie de taper du poing sur la table et/ou nous faire des promesses à base de carottes et de bâtons virtuels, suffit de les mettre en vrac dans les commentaires ci-dessous. Pas de chichis entre nous, hein.
Et soudain, Flessandra laisse tomber malencontreusement la salière et c’est le drame…
Si vous vous êtes toujours dit que ce qui manque chez Troisgros c’est des sièges Recaro, ou bien si vous avez des amis tellement inintéressants que même autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille vous continuez à regarder par la fenêtre, alors Dinner in the Sky c’est pour vous.
Une grue, des ceintures de sécurité, des picotements dans les pieds pendant tout le repas, et l’air un peu con… Plus de détails sur comment on va aux toilettes, et des photos et vidéos, sur leur site.
Les Oiseaux sans les oiseaux, par Martijn Hendriks
Et donc pendant que certains font du couper-coller et effacent tout ce qui ne les interessent pas dans un film, pour ne garder qu’une phrase ou qu’un mot, Martijn Hendriks quant à lui a pris sa gomme magique et s’est mis en tête d’effacer un à un les “détails” qui le dérange. Alors un peu comme certains qui s’acharnent sur le gros chat pas drôle, lui, il s’en prend aux oiseaux. Mais pas n’importe quels oiseaux bien sûr: ceux d’Alfred Hitchcock et de son film éponyme de 1963.
Sur le Net, on le sait, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas beaucoup de choses à faire. Certains en profitent pour monter des projets qui deviennent ensuite des succès et parfois même leur carrière, tandis que d’autres sombrent dans les mèmes ou le nerdisme à outrance (souvent les deux). Andy Baio fait une liste de ce qu’il appelle les “supercuts”, des montages vidéo où seul un élément est gardé, et tout le reste mis à la poubelle. Hommage à la pièce originale, et une manière d’en extraire la substantifique moelle. Ou pas. En tout cas, ça demande du temps et pas mal de motivation, c’est inutile, et parfois c’est assez drôle.
Toutes les morts des Sopranos
Tous les “dude” de The Big Lebowski, plus drôle que la version avec tous les “fuck”.
La liste complète, grossie par les suggestions des commentaires, est à Waxy.org
Sur SkyscraperPage.com, ils ont fait une liste illustrée des grattes-ciel les plus hauts du monde, selon leur taille officielle et par ordre décroissant. On peut y faire défiler 13 694 structures sur 548 pages, 25 par 25 avec des jolies illustrations à l’échelle et tout.
Ils n’ont mis que les constructions achevées, alors par exemple le Burj Dubai n’y est pas, bien qu’il ait déjà dépassé la hauteur du Taipei 101, parce qu’il est encore en construction et ne peut donc pas être considéré comme le plus haut building du monde tant qu’il n’est pas fini.
L’élégance sans compromis de la Mile Tower de Hyder Consulting
Et forcément, l’autre building qui n’y est pas, c’est la Mile-High Tower, projeté d’être construit à Jeddah, en Arabie Saoudite. Mais c’est surtout parce que Hyder Consulting, la boîte derrière ce projet, n’a pas encore commencé les constructions. Ils n’ont même pas dépassé le stade du “Hein!? Quoi!?? Tu déconnes mec! Comment tu veux construire ça?? Tu crois pas qu’il y a une raison que tous les autres grattes-ciel sont pas aussi haut??” en fait…
On ne sait pas s’ils comptent y ouvrir des Starbucks, mais ça c’est encore une autre histoire. Parce contre, ce qu’on sait, c’est que ca taille officielle prévue c’est 1 600 mètres de haut. Bravo. Ils aurait dû dire 16 000 directement.
Allez hop, l’ancien monde et son style qui a la classe
Moi, je préfère aller regarder ce qui se passe dans la vraie vie, et je veux même aller creuser l’histoire pour voir un peu les bâtiments qui ont été construits quand les concours de celui qui pisse le plus loin étaient encore des exploits qui font faire wow. Et ça tombe bien, parce qu’il y a justement cette illustration publiée en 1884, qui présente les 77 plus hautes structures de l’époque et qu’on trouve en plus gros ici, et en encore plus gros avec tous les détails là.