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« alimentation »

Le meilleur café du monde, c’est de la fiente

31 août 2007, posté par Marc

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Photo © Sally’s Place

Tantôt, un Ami multimailophile rappelait à ma mémoire putrescente l’origine du meilleur petit noir de la galaxie. Pour ceux qui l’ignorent encore, sachez que la star des cafés ne sort pas de plantations abyssines, mais… du cul d’une civette (vous allez découvrir tout soudain de quoi il retourne).

D’un prix pouvant aller jusqu’à 900 euros le kilogramme, l’un des meilleurs cafés du monde est le Kopi Luwak. Cultivé à Sumatra, Java, aux Philippines ainsi qu’en Inde, ce nectar passe toujours par le même moyen de production, à savoir le tube digestif de la civette palmiste hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus).

L’animal engloutit (dans son joli museau pointu) les grains de café mûrs et les rejette, à moitié digérés, à l’autre bout de son anatomie. Autrefois, on savait où les civettes s’en allaient rejeter leurs perles et on y récoltait l’or en barre de leurs étrons. Aujourd’hui, on se complique moins la vie en élevant en cage lesdites bestioles et en les gavant de grains de café.

Cela dit, l’origine du nom Kopi Luwak est indonésienne, kopi signifiant simplement « café Â» et luwak étant le nom de l’animal qui prête si volontiers son anus à ces plaisirs de bouche.

Le Kopi Luwak est principalement vendu au Japon et aux États-Unis. Attention, si vous êtes prêt à débourser plus de trente euros pour une tasse de ce breuvage, c’est bien la preuve qu’on peut vous faire avaler n’importe quoi, y compris de la m…

Merci Andrej

La cuisine de FX

30 août 2007, posté par Yves

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Gâteau de macaroni aux pigeons © FXcuisine.com

François-Xavier est un Suisse romand qui aime ce qui est bon, comme la cuisine des campagnes, la finance, et le droit international. Alors il a fait un site web pour parler de cuisine (parce que la finance, soyons honnête c’est franchement moins glamour), mais en fait plutôt que d’en parler il prend plein de photos et raconte ses recettes avec le moins de blabla possible. Il est comme ça FX, et on est bien content parce que ça fonctionne plutôt bien.

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Baba ganouj © FXcuisine.com

Après, il faut aussi voir quelle recettes il publie. Le gâteau de maccheroni à la sauce au pigeon du siècle dernier, le risotto aux fraises d’Il Cucchiaio d’argento, le baba ganouj sur la braise, ou encore l’authentique plov ouzbek… C’est beau, c’est bien fait, c’est pas prétentieux mais quand même old school comme il faut, et surtout c’est généreux et le résultat a l’air d’être vraiment délicieux. FX est un perfectionniste et un gourmand, et on a plein de photos pour le prouver.

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Penne à la sicilienne © FXcuisine.com

Autres petites découvertes, il aborde aussi la barre mars frite en beignet, spécialité écossaise qui vous fait du bien aux artères, et une déconstruction-reconstruction des fameux penne à la sicilienne de la Trattoria de la rue de la Servette à Genève, qui ne désemplit pas depuis 15 ans justement grâce à ce plat. Avec les commentaires qui vont avec et les adresses des restaurants dont il parle.

Alors qu’est-ce qu’on dit à FX?

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Plov ouzbek © FXcuisine.com

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Plov ouzbek © FXcuisine.com

Mangeons bien

16 août 2007, posté par Yves

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Quelques exemples à 120 calories

Parce qu’une image vaut 1000 paroles, on a parfois envie de voir un exemple de « combien ça fait » en vrai. Et quand il s’agit de nourriture, forcément c’est encore plus intéressant. Pendant votre dernier régime, vous vous êtes demandé à quoi ressemblent 300, 200, et 120 calories? Plus besoin d’essayer de deviner au hasard: allez donc jeter un Å“il à ces séries de photos séparées aliment par aliment, pour en avoir le cÅ“ur net.

300 calories, 200 calories, et 120 calories.

Maintenant, si c’est un peu trop frugal et surtout trop banal à votre goût, promenez-vous plutôt le long de ces deux galeries, extraites du livre « Hungry Planet: What the World Eats« , où l’on découvre des familles de partout dans le monde, entourées par les aliments qu’ils consommeront cette semaine.

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Photo © Peter Menzel & Faith D’Aluisio

Première partie, et deuxième partie

Tempus fugit

15 août 2007, posté par Marc

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Photo © The Warehouse, 2007

The Warehouse (comprenez : « L’entrepôt Â») est un site fourre-tout dont l’administrateur s’avère, selon tout vraisemblance, à la fois blogueur, médiateur de forum, dessinateur, vendeur de t-shirts, etc. etc. Bref, un p’tit gars sympathique qui rêve de se faire quelques kopeks via le Net — quoi de plus naturel.

Il y a de cela presque une année, The Warehouse lançait une expérience qui, tout en étant d’une grande simplicité, s’apprêtait à dresser les poils sur le cotson de tout amateur de lard grillé et d’œufs aux petit déj’ : il enfermait, dans de petites « tombes Â» en plastique, un morceau de bacon et un Å“uf cru. Les deux boîtes, faites en Lexan, un polymère breveté par General Electric, ont été scellées à l’aide d’une colle fine ne laissant pas passer l’oxygène extérieur.

Ce qui est intéressant, dans cette expérience qui ne mange pas de pain, c’est de voir à quel point les aliments que nous ingurgitons peuvent s’autodétruire, et cela sans intervention d’insectes et autres nécrophages bien intentionnés. Remarquez, nous-mêmes — et l’entomologie forensique ne me contredira pas â€” sommes bien capables de finir rapidement en une bouillie informe, pourvu que notre cÅ“ur cesse de s’acharner à nous tenir en vie pour voir la fin de Lost.

Bref, si vous voulez en savoir plus sur cette expérience à deux balles (ou presque), jetez un œil à l’article présentant le démarrage de l’expérience et à celui témoignant du mauvais état des lieux après une année. Bon app’.

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Du lard après deux mois en vase clos. Photo © The Warehouse, 2007

Merci Neatorama

Les végétaliens sont-ils endogames ?

7 août 2007, posté par Marc

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Photo © Vegan Society

Selon une étude menée par l’université néo-zélandaise de Canterbury sur 157 végétaliens et autres « consommateurs éthiques Â» du pays, 63% des personnes interrogées disent préférer un partenaire qui se sente également concerné par les droits des animaux. D’autres vont jusqu’à dire qu’ils ne pourraient pas coucher avec un individu qui mange — ou utilise â€” des produits d’origine animale.

Annie Potts, codirectrice du Centre néo-zélandais d’études humaines et animalières, qualifie ces jusqu’au-boutistes de « végésexuels Â». Selon son rapport, les végétaliens sont la plupart du temps des femmes au niveau d’éducation élevé, actives politiquement et facilement dégoûtées à l’idée de finir au lit avec quelqu’un ayant mangé de la viande.

L’une des personnes ayant accepté de participer à l’étude s’est même dite écœurée rien qu’en pensant embrasser des lèvres ayant laissé passer entre elles des morceaux d’animaux morts. Une autre estimait quant à elle qu’elle ne pourrait pas avoir de relations intimes avec quelqu’un dont le corps s’est littéralement construit sur la consommation d’autres corps… Bref, chez certaines végétaliennes, ça ne doit pas rigoler tous les jours.

Une question trotte dans ma tête : un végétalien a-t-il le droit de dire à sa femme/copine/maîtresse qu’elle est « Ã  croquer Â» ?

Merci Washington Post

C’est officiel: les Chinois ne mangent pas de carton

19 juillet 2007, posté par Yves

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On vous avait parlé il y a quelques jours de cet entrepreneur gastronome pékinois qui vendait des raviolis fourrés au carton de récupération. Et bien il semblerait que tout ça soit du dòngxiāo (sorte de pipeau chinois). Cette histoire fumeuse qui sent bon le gras de porc est déjà démontée dans les news chinoises, japonaises, et australiennes. Et chez LiLeLa, on se lève tôt pour que vous puissiez faire grasse mat’…

C’est un dénommé Zi qui aurait fabriqué ce reportage pour gagner de l’audience. Et on peut dire qu’il a réussi son coup: la police s’est bien intéressée à cette affaire, après que le reportage est passé sur Beijing TV, et que la vidéo a été récupérée un peu partout sur toutes les télés du monde et sur le web. Après enquête, ce n’est pas un vendeur à la sauvette fantôme qu’ils sont allés arrêter, mais plutôt le reporter qui avait créé cette histoire de toutes pièces, justement au moment où toute la planète a les yeux rivés sur la Chine (et en particulier ses conditions de sécurité et d’hygiène).

Alors intox ou intox? Maintenant, c’est à vous de choisir si c’est la version officielle du gouvernement Chinois ou celle d’un journaleux à scandales que vous préférez croire…

Les pets de vache, ça réchauffe

16 juillet 2007, posté par Marc

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Fury Cow © Havard Kristoffersen / Pixelgirl Presents, 2005

Des scientifiques du Pays de Galles tentent de déterminer à quel point les pets des vaches et des moutons pourraient participer au réchauffement climatique. Selon eux, les bovins de Sa Majesté produiraient pas moins de 3% des gaz à effet de serre britanniques.

Les chercheurs de l’Université d’Aberystwyth (ne me demandez pas comment ça se prononce) ont découvert que l’ail pourrait en grande partie réduire les flatulences de ces bêtes à cornes. En effet, ajouté au fourrage des vaches, il attaquerait les organismes qui, dans l’intestin de la bête, produisent du méthane, diminuant ainsi de quelque 50% les émanations malodorantes.

À l’avenir, au Pays de Galles, il faudra s’attendre à des vaches qui pueront moins du fondement, mais plus du museau. Ne vous marrez pas : notre survie en dépend.

Merci BBC News

Vous reprendrez bien un peu de carton?

15 juillet 2007, posté par Yves

On dit beaucoup de choses pas gentilles sur les petits traiteurs chinois qu’on trouve à chaque coin de rue dans les villes. On a parlé en long et en large de leur hygiène déplorable, de leur méthodes qui font remonter l’estomac dans la gorge quand on en voit des images dans les émissions de M6 ou TF1.

La cuisine chinoise en Chine, ça ne se passe pas du tout comme ça, évidemment. La gastronomie chinoise est un art, particulièrement respecté des Chinois eux-même, forcément. A Beijing par exemple, une émission d’investigation a déniché un vendeur à la sauvette ingénieux, qui leur a expliqué comment il prépare la farce de ses baozi, fameuses boules de pain cuites à la vapeur, en général faite à base de viande de porc.

D’abord, il récupère des cartons d’emballage dans la rue. Il les ramollit en pulpe dans un bain d’eau et de soude caustique, puis les hache finement. Ensuite, il incorpore du porc gras (ou du gras de porc, selon les traductions) à raison de 40% de matière animale pour 60% de matière végétale. Beaucoup de fibres, moins de viande, moins de graisses. Ce cuisinier moderne, acrobate de la gastronomie urbaine, jongle avec les saveurs et les textures. Après avoir goûté, le reporter trouve quand même son ravioli un peu fade et pas très tendre, et lui demande si les clients ne font pas la différence. Le vendeur le rassure en lui disant que non.

Il jonglait aussi un peu avec la loi, la police est allée lui rendre visite et lui demander gentiment d’arrêter.

Mise à jour:
Il semblerait que tout ça n’était qu’un vrai-faux scoop fabriqué par un reporter en mal de notoriété.
Lire: « C’est officiel: les Chinois ne mangent pas de carton »

Le thon, un poisson sous pression

14 juillet 2007, posté par Marc

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Thon au marché aux poissons de Tokyo. Photo © Fugues et fougue, 2004

Des chercheurs de l’Université de Hokkaidō (北海道大学) travaillent actuellement sur un projet culinaire crucial : la qualité du thon. Ces scientifiques sont convaincus que pour l’améliorer, il faut parvenir à réduire l’agitation du poisson au moment de sa capture.

En effet, le thon est un animal vigoureux qui se débat rageusement quand il se sait pris au piège. L’effet de cet énervement : une hausse de la température corporelle qui blanchit sa chair tout en réduisant son goût et sa qualité.

Konno Kunihiko (今野 久仁彦), professeur de biosciences maritimes, explique que « Les gens veulent manger le thon le plus frais possible, mais quand il lutte, sa fraîcheur s’aténue Â». Les thons se débattent d’autant plus s’ils sont nombreux à se voir capturés en même temps dans un seul filet ou s’ils vivent à l’étroit dans un même élevage.

Même s’il faudra encore le vérifier, le Pr Konno propose une solution aussi simple que définitive : « tuons-les rapidement Â». Bref, au Japon, il ne fait pas beau être un thon.

Merci Reuters

Vous reprendrez bien un peu de chat ?

13 juillet 2007, posté par Marc

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Chats sur un marché chinois. Photo © Daily Mail, 2007

Certains sont végétariens. D’autres ne mangent ni porc ni lapin pour des questions religieuses. D’autres ne mangent pas de cheval pour des raisons historiques. Bien des Occidentaux ne mangent ni chiens ni chats parce qu’ils ont l’habitude de vivre en leur compagnie. Et puis la majorité des humains ne consomment pas leurs congénères, de peur de se voir servir un steak de concierge.

Bref, l’alimentation carnée est affaire de culture, et je ne jetterais pas la pierre aux Chinois qui dégustent volontiers chiens et chats — après tout, l’un de mes plats favoris n’est-il pas les cuisses de grenouilles (en cela, je mérite pleinement le sobriquet de Froggy). Quant aux escargots, mes préférés sont ceux des Charbonnières, dans la Vallée de Joux. Alors, quand les amoureux des bêtes s’insurgent contre l’élevage d’animaux « de compagnie Â» dans un but alimentaire, je souris doucement, et attends patiemment que quelqu’un veuille bien se soucier de la préservation des poissons-chats, des requins, des lézards et autres animaux bien trop imberbes pour être caressés.

Mais pourquoi diable vous raconté-je tout cela ? Eh bien parce que vendredi passé, une activiste shanghaïenne de 39 ans, Duo Zirong, a sauvé quelque 860 félins de la cuisson au wok. L’un de ses amis l’a aidée en achetant le lot d’animaux pour 5000 yuans (environ 480 euros) à un marchand qui s’apprêtait à approvisionner les restaurants du Guangdong, province du sud de la Chine.

Cette cargaison a rejoint les trois cents autres chats que Mme Duo hébergeait déjà dans sa maison située au cÅ“ur du district shanghaïen du Minhang. Cette pasionaria animalière originaire de Mongolie-Intérieure n’en est pas à ses premiers faits d’armes : en douze ans, elle a sauvé pas moins de 1500 chats, ce qui fait d’elle l’héroïne de l’Association shanghaïenne de protection des animaux et… l’ennemie de ses voisins qui aiment bien les chats au court-bouillon, mais pas son bruyant et nauséabond élevage de fortune. Certains de ses pensionnaires ont été empoisonnés, d’autres noyés, tabassés ou ont eu leurs yeux crevés par des bourreaux anonymes.

En douze ans, cette ancienne doctoresse en médecine traditionnelle et Li Junluo, son mari économiste, n’ont cessé de déménager. Ils ont quitté leur appartement chic, sont habité quelque temps dans une usine de banlieue avant de s’établir sur une route perdue au milieu de Shanghaï. Le couple dépense aujourd’hui tous ses revenus dans le fonctionnement de son refuge. Il doit en effet loger, soigner, vacciner et stériliser une population qui ne cesse d’augmenter.

C’est là la principale difficulté à laquelle Mme Duo doit faire face : l’affluence d’animaux. Certains jours, elle reçoit entre quarante et cinquante chats en provenance de tout le pays. Elle admet qu’à l’avenir, elle n’aura d’autre choix que de refuser de nouvelles adoptions, car il lui faudra bien continuer de nourrir toute cette smala.

Ah, j’allais oublier un détail : les chats sont carnivores.

Merci Shanghai Daily


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