Archives pour la tagégorie
« papillons »

Thanatorama

6 novembre 2007, posté par Stahlhelm

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Photo © piefight 2005

Thanatorama, ça fait un peu Papiliorama, sauf qu’il y fait moins humide et que les seuls papillons y virevoletant dans les airs sont des âmes fraîchement libérées de leurs lourdes enveloppes corporelles et en route vers le Purgatoire.

Officiellement, Thanatorama est une « aventure dont vous êtes le héros mort », un webdocumentaire sous forme de diaporama quasi interactif qui vous trimbale parmi les différentes étapes suivant immédiatement votre mort. De l’embaumement à la visite de l’usine de cercueils, en passant par votre dernière manucure, on frise là le superbe enrobé d’une élégante sobriété. Un très bel effort qui mérite bien de faire partie de la tagégorie poésie de LiLeLa.

Les mâles papillonnent à nouveau

14 juillet 2007, posté par Marc

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La version japonaise du Hypolimnas bolina. Image © Comacontrol / Wikipédia, 2006

En 2001, le Hypolimnas bolina, un papillon des îles Samoa, était sur le point de butiner pour la dernière fois, et pour cause : les mâles de cette espèce ne représentaient plus que 1% de la population totale. Victimes d’une bactérie (la Wolbachia) véhiculée par leur mère, ces messieurs-papillons se voyaient occis avant de naître.

Six ans plus tard, les mâles de cette espèce ont repris du poil de la bête : selon une étude de l’University College de Londres publiée dans le journal Science, ceux-ci représentent aujourd’hui… 40% des Hypolimnas bolina s’égayant sur Upolu et Savai’i, les deux principales îles de l’archipel.

La raison de ce retournement de situation ? L’espèce a muté, rien de moins. Ce qui constitue, selon les auteurs de l’article de Science, la mutation la plus rapide jamais observée (un tel processus prend normalement des siècles, voire des millénaires). Il n’aura donc fallu que quelques années à cet insecte pour développer un gène capable de le faire résister à la bactérie qui allait le faire disparaître.

Cependant, un doute demeure : cette mutation est-elle apparue d’elle-même chez les individus samoans, ou est-elle issue des migrations de papillons du sud-est asiatique chez qui ce changement avait déjà eu lieu ? Toujours est-il que l’air de rien, cet animal qui « battait de l’aile Â» a su en un clin d’œil contrecarrer un processus qui semblait le condamner à une mort certaine. Messieurs, chapeau.

Merci Science


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