On osera argumenter que Love will tear us apart est juste un joli petit morceau de post new pop wave sympa. Surtout quand on le compare aux incroyablement supérieurs DeadSouls, Walked In Line et autres Isolation.
Mais bon, Joy Division étant toujours l’un des plus grands groupes de la vague post-punk, je me suis lancé dans une insignifiante recherche de documents visuels attestant de l’abus, parfois agréable, souvent douloureux, de cet hymne qui ne nous rajeunit guère.
C’est plein d’émotions à vif, avec un tout vrai moment de fraîcheur grâce à l’interprétation de M. González.
Avertissement: en lisant cet article, ou juste après l’avoir terminé, il t’est fortement déconseillé de te retourner pour voir ce qui se cache derrière toi ou de te pencher pour voir si le croque-mitaine ne se planque pas sous ton lit pour te dévorer tout cru ce soir de pleine lune que tes imbéciles de parents ont choisi pour aller se faire un demi-poulet avec frites de Chez ma cousine.
Car c’est exactement ce genre de petites horreurs qu’illustre Joshua Hoffine dans ses photos aigre-douces qui sauront sans manquer te rappeler ces mauvais souvenirs que tu croyais bien enfouis sous des tas de couches de subconscient et un duvet qui te protégeait à coup sûr du mal ancestral.
Les amateurs du genre trouveront encore plus de délicatesses du même acabit sur le site officiel de ce merveilleux monsieur qui offre ses œuvres pour des sommes modiques inversément proportionnelles au taux de terreur causé par ce fin lecteur de l’âme de l’enfant moderne.
Encore un lecteur de lll qui attend le prochain billet, les yeux brillants d’excitation sous des paupières de plus en plus lourdes…
Bon, mais sérieusement, il y a quelqu’un qui nous lit? Si vous avez envie de taper du poing sur la table et/ou nous faire des promesses à base de carottes et de bâtons virtuels, suffit de les mettre en vrac dans les commentaires ci-dessous. Pas de chichis entre nous, hein.
Et soudain, Flessandra laisse tomber malencontreusement la salière et c’est le drame…
Si vous vous êtes toujours dit que ce qui manque chez Troisgros c’est des sièges Recaro, ou bien si vous avez des amis tellement inintéressants que même autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille vous continuez à regarder par la fenêtre, alors Dinner in the Sky c’est pour vous.
Une grue, des ceintures de sécurité, des picotements dans les pieds pendant tout le repas, et l’air un peu con… Plus de détails sur comment on va aux toilettes, et des photos et vidéos, sur leur site.
Les Oiseaux sans les oiseaux, par Martijn Hendriks
Et donc pendant que certains font du couper-coller et effacent tout ce qui ne les interessent pas dans un film, pour ne garder qu’une phrase ou qu’un mot, Martijn Hendriks quant à lui a pris sa gomme magique et s’est mis en tête d’effacer un à un les “détails” qui le dérange. Alors un peu comme certains qui s’acharnent sur le gros chat pas drôle, lui, il s’en prend aux oiseaux. Mais pas n’importe quels oiseaux bien sûr: ceux d’Alfred Hitchcock et de son film éponyme de 1963.
Sur le Net, on le sait, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas beaucoup de choses à faire. Certains en profitent pour monter des projets qui deviennent ensuite des succès et parfois même leur carrière, tandis que d’autres sombrent dans les mèmes ou le nerdisme à outrance (souvent les deux). Andy Baio fait une liste de ce qu’il appelle les “supercuts”, des montages vidéo où seul un élément est gardé, et tout le reste mis à la poubelle. Hommage à la pièce originale, et une manière d’en extraire la substantifique moelle. Ou pas. En tout cas, ça demande du temps et pas mal de motivation, c’est inutile, et parfois c’est assez drôle.
Toutes les morts des Sopranos
Tous les “dude” de The Big Lebowski, plus drôle que la version avec tous les “fuck”.
La liste complète, grossie par les suggestions des commentaires, est à Waxy.org
((Le titre de ce papier aurait dû être « La responsabilité de LiLeLa dans la paupérisation culturelle de la Russie moderne » mais je déteste voir mes titres hachés d’un retour à la ligne))
Subreptiscement, et bien contre la bonne volonté de ses rédacteurs, LiLeLa est quand même vachement responsable de la digitalisation de notre culture occidentale. LiLeLa, c’est un peu le gravier huileux qui pave gentimment le chemin pervers vers ce monde meilleur, global et plein de puces que nous promets la Singularité technologique de dans bientôt voir vraiment pas longtemps.
Malheureusement, force nous est de constater (douloureusement) que LiLeLa c’est aussi le bras musclé qui te retient d’aller dans ta bibliothèque municipale emprunter le numéro spécial Rika Zaraï de l’édition moldave de Sports Illustrated pour les besoins de ta thèse sur la raréfaction des interactions homme-ragondin (Myocastor coypus) en Laponie septentrionale. Un fan l’a effectivement déjà scanné en intégralité et posté sur un site de torrents illégal.
Et c’est bien à cause de toi, de tes potes, de Facebook et de LiLeLa que la Russie est en passe de perdre son identité culturelle et de se vautrer dans une semi-anarchie bibliophobe de derrière des fagots dont nous tairons le nom par pudeur.