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« littérature »

Un podcast qui vous décolle les oreilles

23 octobre 2007, posté par Marc

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Étui d’iPod version martienne © ifrogz, 2007

Il était une fois un petit podcast de derrière les fagotzons, modeste mais ambitieux, qui à coups d’histoires déjantées avait fini par imposer sa dictature de l’imaginaire dans tous les conduits auditifs de l’Univers recensé. Il s’appelait utopod et sévissait via les bits d’iTunes ou de tout autre agrégateur connu. Il s’accompagnait d’un site aux petits oignons, où tout était expliqué pico bello : www.utopod.com.

Vous l’aurez compris : votre humble serviteur — et à travers lui le collectif lilelaïque — se laisse aller à un peu de pub entre copains. Mais c’est pour le bien de l’humanité. Et puis je fais ce que je veux, d’abord.

Utopod, donc, c’est de l’or en barre. Concrètement, c’est une émission de radio disponible sur Internet via un abonnement gratuit (c’est du podcast, du vrai). Elle balance régulièrement des lectures à voix haute de nouvelles littéraires issues des genres de l’imaginaire (fantastique, merveilleux, science-fiction, horreur, réalisme magique, etc.), et les textes sont pondus par les plus grands auteurs francophones du moment : Xavier Mauméjean, Johan Heliot, Jean-Marc Agrati, Joël Champetier, Jean-Pierre Andrevon et bien d’autres.

En quelque sorte, c’est le retour tant attendu des feuilletons radiophoniques de mère-grand. Un verre de damassine à la main, un feu qui crépite dans l’économiseur d’écran de votre ordi, les gamins sous la couette et votre mari/femme à vos côtés, et c’est parti pour une demi-heure de pur bonheur.

Au programme de chaque épisode : 1. une petite intro à propos de l’œuvre et de l’auteur ; 2. la lecture à proprement parler ; 3. un épilogue réservé aux niouzes du monde de l’édition.

Pour s’abonner gratuitement, il suffit de suivre les instructions données ici. C’est rapide et simple comme ne pas faire de politique. Et personne ne vous empêche par la suite de supprimer de votre bécane l’un ou l’autre des épisodes ou — tout simplement, mais c’est déconseillé — de vous désabonner.

Bref, c’est facile, pas contraignant pour un sou et, surtout, ça rafraîchit le bulbe.

Si vous ne me croyez pas, tentez l’expérience, écoutez le tout dernier épisode d’utopod, une histoire complètement barrée de sodomie qui tourne mal : « On foutait que dalle », de Jean-Marc Agrati.

Hyperactivité spasmodique des zygomatiques au contour…

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Un bébé vampire et le PDG de Microsoft en train de faire l’apologie d’utopod. Photo © CrazyAppleRumors

Le magazine du cuivre et du cambouis

10 octobre 2007, posté par Marc

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Illustration © Nicholas Kole, 2007

Se définissant lui-même comme une publication consacrée à la promotion du steampunk sous toutes ses formes, et pas uniquement comme genre littéraire, le SteamPunk Magazine est un fanzine de mode (sic), de musique, de technologie détournée et… de littérature.

Son troisième opus vient tout juste de sortir et il peut être commandé sur papier ou simplement téléchargé depuis le site officiel, et cela en vertu d’une licence Creative Commons.

On aimera certains illustrateurs (pas tous), on lira quelques nouvelles, des interviews et des articles thématiques, et on finira par se bricoler un bonnet d’aviateur.

Bonne lecture (en anglais dans le texte).

Pareidolie

14 septembre 2007, posté par Stahlhelm

Pareidolie
Photo © dincodero, 2006

En général, les pareidolies, moi, ça me fait peur. Déjà que de regarder le visage d’un vrai interlocuteur de chair s’avère souvent être éperdument ardu. Mais si je commence à avoir des visions de visages imaginés me souriant froidement dans les nuages, une vieille souche d’arbre vermoulue ou l’avant d’un scooter multicolore, là je vais sérieusement me faire dessus.

Pareidolie
Photo © La Mariposa, 2007

A plusieurs reprises déjà, j’ai vous ai entretenu de choses qui terrifient mon petit palpitant de musaraigne. La pareidolie est bien pire. Elle s’insère subrepticement dans nos subconscients et nous ronge le peu de santé mentale qui nous reste, un peu comme le monstre qui se cache dans les détails de l’incroyable nouvelle « Details » du recueil Looking for Jake de China Miéville. Une vraie horreur.

Et voici, sans plus tarder, la crème des pareidolies youtubée et un peu trip hop:

Merci My Paranormal Life.

Google Books sur ton site à toi

10 septembre 2007, posté par Stahlhelm

Bibliothèque de Chetham, Manchester, UK
Bibliothèque de Chetham, Manchester, UK

Google est de retour avec encore plus de nouvelles alléchantes pour nous autres frénétiques blogueurs aux petits doigts inquisiteurs qui s’érigent curieusement dès que le plus noir des moteurs de recherche sourit à la face du monde un peu plus que d’habitude.

On connaissait tous Google Books et son immense projet de scanner la littérature de l’humanité avec plus ou moins de succès. Et là, on apprend l’autre jour que GB aussi s’intègre sans bobos dans votre blog sur la vie nocturne des ragondins de la montagne de Boujean.

Google Books

Evidemment, la chose n’est accessible que pour les œuvres du domaine public, ce qui restreint l’étendue de nos guilis, mais l’idée reste excellente. Et c’est bien à ce moment-là que le petit bouton magique entouré de rouge dans la copie d’écran ci-dessus apparaîtra sous vos yeux et bouches ébahis et vous permettra de copier le code qui fera reluire le pelage de vos rongeurs préférés encore d’avantage.

Voici un joli petit exemple de cette perle de technologie moderne (la version pure txt existe aussi) :

Merci TechCrunch.

Polar polack

6 septembre 2007, posté par Marc

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Photo © Hizzenherz, 2007

Un écrivain polonais a écopé de 25 ans de prison pour avoir commis un crime qu’il avait décrit dans l’un de ses polars.

En 2003, Krystian Bala avait publié un roman (Amok, éd. Croma, Wroclaw, 2003, 192 pp.) dans lequel il relatait dans le menu le meurtre d’un homme d’affaires polonais. La réalité a rejoint la fiction quand la police de son pays a découvert que la description faite par Bala correspondait aux circonstances de la mort d’un cadavre repéché dans l’Oder, fleuve traversant la ville de Wroclaw.

Le tribunal de Wroclaw a condamné Bala à 25 ans d’emprisonnement pour avoir sauvagement torturé l’amant de sa femme. L’écrivain-criminel a avoué s’être inspiré d’éléments décrits par la presse au moment de l’affaire pour écrire son roman. Tout est bien qui finit mal, comme dans la plus pure tradition du polar…

Merci Scotsman News

Cartographie lovecraftienne

22 août 2007, posté par Stahlhelm

Innsmouth
Carte d’Innsmouth la juteuse © Andy Logam-Tan

Under Vhoorl’s Shadow nous signale la publication par un cultiste aussi invétéré que généreux de cartes de trois villes apparaissant dans la (fausse) fiction de H. P. Lovecraft, plus quelques autres villes imaginées :

Arkham
Kingsport
Innsmouth

Le concept de villes imaginées me fait penser à Urville, cette incroyable création topographique de Gilles Tréhin, un génie urbaniste du Midi de la France atteint du syndrome d’Asperger. Présentation en images, sur ce que je crois être une mélopée d’Aphex Twin (que le knout-commentaire du lecteur furieux me lacère si je me trompe) une musique de Duncan Roberts :

Le Gibson nouveau est arrivé

7 août 2007, posté par Marc

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Couverture de Spook Country. Image © Putnam Adult, 2007

En 2003, quand il était sorti, Pattern Recognition (en français : Identification des schémas) avait fait un tabac. Une consultante en design de réputation internationale s’y voyait confier comme mission de retrouver le créateur de vidéos diffusées sur la Toile. Son appartement londonien était visité, sa messagerie électronique piratée, le dossier de sa psy volé… et toute la technologie volatile du XXIe siècle lui tombait sur la tête.

Aujourd’hui, l’auteur du Neuromancien revient à la charge avec un tout nouveau roman : Spook Country. Je n’ai pas encore eu la chance de l’avoir entre les mains, mais j’ai préféré avertir nos lecteurs qui lisent l’anglais qu’ils peuvent dès aujourd’hui réserver cet ouvrage qui contiendrait, semble-t-il, une réflexion précise sur l’esprit du temps aux USA. Il est aussi disponible sous forme de livre audio.

Il serait truffé de personnages hauts en couleur : un jeune cubain russologue dont le travail est le transfert d’informations, une journaliste travaillant pour un magazine inexistant, un junkie qui se drogue avec une substance d’origine — manifestement — militaire, un réparateur d’équipements de navigation qui ne dort jamais deux fois à la même place…

Bref, ça sent bon, mais je ne peux pas vous en dire plus, vu que je n’ai pas encore lu le bouquin. Cela dit, vous serez sans doute intéressé(e) par la promo du livre :

Merci William

Le steampunk de demain

26 juillet 2007, posté par Marc

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Détail d’une réplique du moteur différentiel de Babbage. Photo © Carsten Ullrich, 2005

En 1822, le mathématicien et ingénieur britannique Charles Babbage redécouvrait les moteurs différentiels (Difference Engines) imaginés — mais jamais construits — par Johann Helfrich von Müller, un ingénieur de l’Armée de Hesse. Babbage proposa le concept de Müller à la Société astronomique royale afin de remplacer, de manière totalement mécanique, les tables numériques imprimées en usage à cette époque.

Le Gouvernement britannique finança dans un premier temps le Difference Engine No. 1, mais cessa d’aider Babbage dont l’avancée des travaux ne lui paraissait pas assez rapide. Babbage dessina les plans d’un second moteur différentiel à la fin des années 1840. Ces schémas furent ensuite utilisés par le Suédois Per Georg Scheutz, lequel construisit plusieurs machines dès 1855.

Ces modèles d’ingéniosité, qui permirent avant tout d’imprimer des tables logarithmiques, constituent les premiers ordinateurs jamais développés (les ancêtres en quelque sorte de votre PC). Il est à noter que ces appareils, une nouvelle fois découverts (mais cette fois par le biais de la littérature), inspirèrent le premier roman de science-fiction dite steampunk : The Difference Engine de MM. William Gibson et Bruce Sterling.

Aujourd’hui, l’héritage de Müller, Babbage et Scheutz continue de faire des petits. Des ingénieurs, et notamment le Prof. Robert Blick de l’Université de Madison (Wisconsin), viennent de publier un article dans le New Journal of Physics présentant les recherches qu’ils sont en train de mener. En particulier : la conception de puces mécaniques à l’échelle nanométrique (10-9 m).

Le but de ces recherches est d’obtenir des puces qui, sans concurrencer leurs sœurs électroniques, pourront être employées dans des contextes où le silicone s’avère trop délicat, notamment dans la mécanique des voitures. Ces puces, minuscules moteurs calculatoires inspirées par les gigantesques Difference Engines, devraient connaître un avenir radieux partout où la vitesse de calcul importe peu mais où le prix de production a son importance. Typiquement, dans les robots ménagers ou les jouets pour enfants.

Bien entendu, l’Armée américaine lorgne de près l’avancée des travaux. En effet, de telles puces mécaniques seront en principe insensibles aux impulsions électromagnétiques, lesquelles peuvent réduire à l’état de légume n’importe quel ordinateur actuel (et notamment ceux qui équipent les véhicules de guerre).

Un autre avantage sera de construire des microprocesseurs puissants mais fonctionnant à des températures bien moins élevées que celles des puces actuelles. En effet, la chaleur des composants électroniques est l’un des principaux ennemis de l’augmentation des capacités de nos chères bécanes.

Alors, Bruce et William, heureux ?

Merci BBC News

Les Montagnes hallucinées en kit

23 juillet 2007, posté par Stahlhelm

Les Montagnes hallucinées en kit
Photo © Alex CF, 2007

Le bonhomme Alex cf, désormais de grosse notoriété lilelienne, nous revenait la semaine dernière avec une autre merveille poussiéreuse née des tournevis éméchés et autres forceps rouillés de son établi de l’horreur putride, mère incestueuse de nos cauchemars les plus bouleversés (sic) : un coffret contenant les infâmes trouvailles désormais vaines du professeur William Dyer et ses compagnes d’infortune, faites un vieil hiver septentrional mais pourri de 1930.

Les Montagnes hallucinées est une nouvelle de H. P. Lovecraft publiée en 1936 et qui raconte l’expédition d’une équipe de chercheur de l’Université de Miskatonic partie dans l’Antarctique explorer des ruines inhumaines et compliquées d’une extrême ancienneté et cachant de gluants secrets étoilés qui te feraient sans doute te faire dessus, cher fidèle de LiLeLa.

On méditera surtout bien la devise de Miskatonic avant de se procurer son exemplaire dédicacé du Necronomicon :

Ex Ignorantia Ad Sapientiam; E Luce Ad Tenebras
(De l’ignorance au savoir; de la lumière aux ténèbres)

Texte intégral
Texte original
Traduction française

L’effet de ce monstrueux spectacle était indescriptible, car quelque diabolique violation des lois naturelles semblait évidente au départ. Ici, sur un haut plateau follement ancien d’au moins vingt mille pieds d’altitude, et dans un climat radicalement inhabitable depuis une époque préhumaine remontant au moins à cinq cent mille ans, s’étendait presque à perte de vue un enchevêtrement méthodique de pierres que seule une réaction mentale désespérée d’autodéfense eût attribué à une origine autre que consciente et artificielle. Nous avions déjà écarté, du moins dans une réflexion sérieuse, toute théorie selon laquelle les cubes et les remparts ne seraient pas naturels. Comment aurait-il pu en être autrement, puisque l’homme lui-même se différenciait à peine des grands singes à l’époque où cette région succombait au règne ininterrompu jusqu’ici de la mort glaciaire.

Source Wikilivres

Octopoulpe

9 juillet 2007, posté par Stahlhelm

Octopoulpe
L’octopoulpe écartelé

De plus en plus d’éminences, grises parfois, mates souvent, mais toujours tentaculaires, se rejoignent dans les couloirs méandreux de la Laverie Centrale pour se mettre d’accord sur l’horrible retour des Grands Anciens et de leurs chérubins pustuleux les Mi-Go, Profonds et autres Shoggoths dans le rythme de la nuit noire et obscure.

Or, coïncidence heureuse, la nature est souvent au rendez-vous pour leur prouver qu’ils ont raison et que le retour de temps plus sombres et moins « prédateur » pour l’espèce humaine est sur le point de frapper aux portes de notre fin de ses petits poings rageurs. L’octosquid (« octopoulpe ») est une espèce rare de poulpe qui aurait de son plein gré perdu deux de ses tentacules pour ressembler à une pieuvre et bluffer la blogosphère par derrière, en levrette. IA ! IA !

Dans la même veine, Under Vhoorl’s Shadow s’amuse parfois à tracer les traces de notre fin.

Merci Laughing Squid.


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