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« musique »

Love will tear us apart

9 mai 2008, posté par Stahlhelm

Joy Division - Love Will Tears Us Apart
Couverture de Love Will Tear Us Apart par Joy Division (Factory [FAC 23], 18.04.1980)

On osera argumenter que Love will tear us apart est juste un joli petit morceau de post new pop wave sympa. Surtout quand on le compare aux incroyablement supérieurs Dead Souls, Walked In Line et autres Isolation.

Mais bon, Joy Division étant toujours l’un des plus grands groupes de la vague post-punk, je me suis lancé dans une insignifiante recherche de documents visuels attestant de l’abus, parfois agréable, souvent douloureux, de cet hymne qui ne nous rajeunit guère.

C’est plein d’émotions à vif, avec un tout vrai moment de fraîcheur grâce à l’interprétation de M. González.

Joy Division

The Cure (audio seulement, snifrl)

New Order

Swans

José González

Arcade Fire & U2

The Factory All Stars (à partir de 02:33)

Nouvelle Vague

Susanna and The Magical Orchestra

Unité inhabitée #24

17 avril 2008, posté par Stahlhelm

Voici la seule raison qui justifie les jeux olympiques en Chine. Wow.

P3

15 avril 2008, posté par Corbor


10 ans aprés, 7 titres du nouveau Portishead à Portishead.

Ghosts I - IV. Reznor est revenu avec ses fantômes

4 mars 2008, posté par Yves

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Ghosts I - IV. Nine Inch Nails

Youpi, Trent Reznor est de retour. Et quand je dis Trent Reznor, je ne parle pas du mec aux gros biceps qui pond des Y34RZ3R0R3M1X3D (Year Zero Remixed) pour en finir avec son label et enfin être indépendant et libre de retourner faire de la musique chouette, mais justement de celui qui vient de nous sortir une espèce de machin qu’on dirait qu’il a fait quatre pas en arrière et s’en est retourné pré-9-11 et pré-cure de désintox à l’époque des remixes du halo 14 The Fragile.

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Ghosts I - IV. Nine Inch Nails

Ghosts I - IV c’est presque deux heures de paysages musicaux et le premier album qu’il a fait avec ses amis en dix petites semaines, à peine son contrat avec son label expiré. Et Reznor continue sur la lancée entamée par In Rainbows de Radiohead, puis The Inevitable Rise and Liberation of NiggyTardust! qu’il avait produit avec Saul Williams, et balance donc tout ça sur le Net, avec une partie gratuite, et l’attitude et l’esthétisme qu’on lui connaît.

La distribution est tout en ligne donc, et en plusieurs options, avec un album (sur quatre) 100% gratuit, une version complète en téléchargement à 5 dollars, un double CD en digipak a 10 dollars, une version deluxe a 75, et la version super ultra deluxe limite signée à 300 pour les fans vrai de vrai, le tout avec download immédiat en plusieurs formats en attendant tranquillement les galettes.

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Ghosts I - IV. Nine Inch Nails

Et ce qui va plaire aux geeks c’est que l’album est distribué sous une licence Creative Commons. C’est à dire que tu peux le partager, le copier, le distribuer, le faire écouter à qui tu veux, le remixer et en faire des morceaux dérivés, à la seule condition que tu en précises la source et l’auteur, que tu n’utilises pas le produit à des fins commerciales, et que le produit final que tu auras fabriqué soit distribué sous la même licence CC.

Ça veut donc dire que ce n’est pas juste Ghosts I qui est gratuit, mais tout l’album I - IV, pour autant que tu trouves quelqu’un qui le redistribue. Ça devrait pas être trop difficile. D’autant qu’il y a même des rumeurs que Reznor lui-même a commencé à la distribuer sur les réseaux peer-to-peer

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Ghosts I - IV. Nine Inch Nails

Et pour ceux qui aiment les belles choses, ils ont mis dans le paquet des images jolies avec les mp3 (même dans la version gratuite): un très beau PDF en guise de carnet, les mêmes images en format fond d’écran (4/3 et format cinéma), et même des bannières web à mettre sur ton blog si tu as envie de faire un peu de pub pour l’album. Mais apparemment, ils n’ont pas besoin de plus de pub pour l’instant. Le site était sur-saturé hier soir, et c’était quasi impossible d’afficher les pages web, alors je ne parle même pas de télécharger les morceaux. Ce matin, ils ont mis une petite note pour s’excuser et nous demander d’être patient…

Trent Reznor raconte qu’il voulait faire ça depuis des années, qu’il a voulu bosser avec une perspective très visuelle, décorer des endroits et scénarios imaginaires, composer un fond musical pour rêves éveillés. Alors c’est une nouvelle période dans l’histoire de Nine Inch Nails, avec des trucs pas trop réfléchis, presque acoustiques, et exit les halos pour laisser la place aux ghosts? En tout cas, je ne vais pas faire une critique de l’album, parce que tu peux aussi le télécharger toi-même et te faire ta propre idée…

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Ghosts I - IV. Nine Inch Nails

La toute première jaquette de disque

26 février 2008, posté par Yves

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La première jaquette de disque. Photo © undependent.com

Avant Alex Steinweiss, les disques de vinyle étaient simplement vendus dans des pochettes en papier brun. Et puis ce jeune designer de 23 ans a inventé la première jaquette pour Columbia Records. Le résultat c’est “Smash Song Hits by Rodgers and Hart” et finalement le seul truc sur lequel se raccrochent les labels dans leur lutte contre le mp3 (légal ou non)… La petite histoire et plus de jolies images sur undependent.com.

Rubber Johnny

13 février 2008, posté par Stahlhelm

Rubber Johnny

La collaboration sans faute d’Aphex Twin et Chris Cunningham est à l’origine des clips illustrissimes de Come to Daddy et Windowlicker, deux actes d’une horreur froide et calculée dépassant tout entendement.

Rubber Johnny, court-métrage de Cunningham sur une musique d’Aphex Twin sorti en 2005, illustre parfaitement le genre de peur primale sans aucune finesse que cause le travail insupportable de ces deux chenapans tout droit sortis de nos pires cauchemars. Moi, ça me donne juste envie de me planquer sous 12 couches de duvets épais et d’appeler ma manman au secours.

Johnny is a hyperactive shape-shifting mutant child. Kept locked away in a basement. With only his feverish imagination and his terrified dog for company. He finds ways to amuse himself in the dark.

Merci Desperate Zombie.

Le piano à archets

13 février 2008, posté par Yves

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Photo © delgaudm

Le musicien et compositeur Stephen Scott s’est permis il y a une trentaine d’années de remettre en question l’instrument de musique sans doute le plus intouchable, pour en créer un nouveau. Ainsi est né le piano à archets (”bowed piano” en version originale) dans les entrailles d’un piano à queue traditionnel.

On lui enlève son couvercle et ce sont dix musiciens qui se penchent sur ses viscères comme une équipe de chirurgiens — ou de hyènes — sur leur patient. Le résultat est un ensemble à cordes particulier et harmonieux, et la preuve qu’en art tout est à remettre en question.

Une autre vidéo est disponible sur le site de NPR, la radio publique US.

Une forêt, la nuit

1 février 2008, posté par Stahlhelm

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Photo © without you., 2005

La belle vie peut être faite de tout plein de choses différentes. La mienne, en ce joli matin cafféiné, a brusquement bousculé dans un précipice de guilis faramineux grâce à cette vidéo ultra-rare de The Cure en plein effort au Théâtre de l’Empire de Paris en 1979. On les retrouve donc via l’émission mythique Chorus avec Antoine de Caunes dans une version de A Forest (intitulé At Night à ce moment-là) avant même que le morceau n’existe. On constatera en outre avec délectation que les paroles ne sont pas encore celles que nous connaissons aujourd’hui. C’est aussi ça l’Histoire :

La vidéo suivante nous remontre, sans le générique de Chorus, A Forest suivi de Three Imaginary Boys et Killing An Arab :

A Forest (clip original)

A Forest (version LEGO)

A Forest
Come closer and see
See into the trees
Find the girl
If you can
Come closer and see
See into the dark
Just follow your eyes
Just follow your eyes

I hear her voice
Calling my name
The sound is deep
In the dark
I hear her voice
And start to run
Into the trees
Into the trees

Into the trees

Suddenly I stop
But I know it’s too late
I’m lost in a forest
All alone
The girl was never there
It’s always the same
I’m running towards nothing
Again and again and again and again

Merci Horrible.

Poésie rurale sicilienne

10 décembre 2007, posté par Stahlhelm

Palermo
Photo © 400 asa, 2007

On le sait bientôt tous, LiLeLa est le refuge de bien des poètes dont l’âme est perdue dans les limbes infinies du putride Internet, ce démon qui nous possède tous. Si, si.

On osera donc aujourd’hui vous proposer un extrait-fleuron de la culture sicilienne, berceau de maintes civilisations et de nuits passées sous les mamelles réconfortantes de la pleine lune d’été.

Un grand moment de poésie, je vous le dit haut et fort. Allez ! Tous en cœur : « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! »

Merci Fran.

UNIQLOCK saison 2

6 décembre 2007, posté par Yves

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Uniqlock saison 2

Music. Dance. Clock. Mais ça aurait aussi pu s’appeler Cute. Japanese. Girls. et je pense que personne ne s’en serait offusqué.

UNIQLO (de “unique clothing”) c’est le GAP des gens qui veulent des jolies choses simples comme chez GAP, mais qui veulent pas payer le prix GAP pour des trucs fait à 6 sous en Asie du sud-est, et qui sont pas fan d’avoir les trois lettres G, A, P sur tous leurs habits. En mieux.

Uniqlo c’est aussi des promos bien ficelées, des partenariats avec des jeunes et moins jeunes designers, et récemment des séries de T-Shirts aux couleurs de Pantone® par exemple.

Cet été, ils avaient balancé sur la toile la saison 1 de UNIQLOCK, leur horloge en direct et en plein écran où des filles dansent des mini-chorégraphies sur du jazz hip hop rythmé, avec un fond de métronome basé sur les secondes qui défilent. C’était hypnotique, et pas seulement parce que les filles étaient à croquer.

Et là, c’est l’hiver, ils ont sorti le cashmere et les mini-jupes en laine, et ils nous remettent ça avec la saison 2, et c’est toujours aussi impossible de se décoller de l’écran.

Les accros et/ou frimeurs peuvent télécharger l’économiseur d’écran pour avoir UNIQLOCK qui redémarre toutes les 5 minutes et des petits attroupements de collègues qui s’agglutinent autour de leur écran.

En bonus, les passages d’une heure à la suivante, et le programme de nuit qui n’est pas le même que celui de la journée.

Et dans la suite du billet, une première bouchée pour te mettre en appétit…
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