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« court-métrage »

Rubber Johnny

13 February 2008, posté par Stahlhelm

Rubber Johnny

La collaboration sans faute d’Aphex Twin et Chris Cunningham est à l’origine des clips illustrissimes de Come to Daddy et Windowlicker, deux actes d’une horreur froide et calculée dépassant tout entendement.

Rubber Johnny, court-métrage de Cunningham sur une musique d’Aphex Twin sorti en 2005, illustre parfaitement le genre de peur primale sans aucune finesse que cause le travail insupportable de ces deux chenapans tout droit sortis de nos pires cauchemars. Moi, ça me donne juste envie de me planquer sous 12 couches de duvets épais et d’appeler ma manman au secours.

Johnny is a hyperactive shape-shifting mutant child. Kept locked away in a basement. With only his feverish imagination and his terrified dog for company. He finds ways to amuse himself in the dark.

Merci Desperate Zombie.

Terminus et les politiques des effets visuels

22 November 2007, posté par Corbor

La première page de LiLeLa commence dangereusement à se remplir uniquement de vidéos. J’avais pris la décision, récemment, de me limiter, histoire de ne pas devenir une espèce de compilation de YouTube.
Mais la révolution vidéo est en marche sur le Net, et c’est un média avec lequel j’ai beaucoup d’affinités.
Bref, c’est difficile de ne pas parler de Terminus, un très bon court métrage qui, pour une fois, fait une excellente utilisation des effets visuels.
C’est une façon d’utiliser les effets spéciaux qui me fait penser à ce que raconte Stu Maschwitz, un des fondateurs de The Orphanage et l’auteur de The Dv Rebel’s Guide. Ce que Maschwitz préconise, c’est de n’utiliser les effets digitaux qu’en dernier recours et de privilégier les effets à l’ancienne, devant la caméra.
C’est ce qui faisait la force des effets visuels de Children of Men par exemple, réalisé en partie par les types de The Orphanage. Au lieu de peindre un film à la truelle numérique, on fait juste quelques retouches au pinceau. Malheureusement, c’est loin d’être la tendance à Hollywood, où de plus en plus de films passent plus de temps en post-production qu’en production.
L’exemple récent le plus flagrant étant 300, film presque entièrement tourné devant un écran bleu. Tous les décors et une bonne partie des personnages étant 100% des créations digitales.
Ce que cela amène à un réalisateur/producteur, c’est un contrôle total sur l’aspect visuel du film, à l’image du cinéma d’animation. Le problème de ce genre de procédé est que l’ordinateur ne s’avère pas très doué pour générer du chaos — bien moins doué en tout cas que les humains.
Pour prendre un exemple, ouvrez un placard mal rangé chez vous et imaginez reproduire le contenu sur un ordinateur. Ce qui serait très naturel à faire à la main, — foutre le bordel dans votre placard —, devient un cauchemar à reproduire sur un logiciel de 3D. C’est pour ça que les premiers films en 3D avaient toujours l’air plats et sans vie (cf. Tron).
La nature est chaotique, et l’homme se bat pour la ranger au jour le jour. Dans les effets visuels digitaux, c’est le contraire, l’opérateur se bat pour créer du chaos afin que l’image reflète ce qu’est la nature : un gros bordel sans queue ni tête.
Ce que les types comme Stu Maschwitz disent est la chose suivante : pourquoi se taper la tête contre les murs avec un ordinateur, alors que tout est disponible en bas de chez vous. C’est plus logique, plus joli, et suivant comment, ça coûte moins cher.
Pour plus d’infos sur le sujet et pour voir concrètement comment ce genre d’effets fonctionne, je vous conseille d’aller lire l’excellent article de fxguide sur Children Of Men. C’est un peu technique, mais la partie traitant de la façon dont ils ont réalisé le plan de la poursuite en bagnole du début est assez bluffante.


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