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« cinéma »

En repérage au XXXIéme siécle

16 mai 2008, posté par Corbor

Si l’ordinateur a eut un impact sur le cinéma c’est sans doute dans la SF qu’on l’a le plus ressenti. Les hangars remplis de décors en cartons et de costumes en latex se sont progressivement vidés et ont été remplacé par des ordinateurs ultra puissants capable de générer des paysages dystopiques qui tiennent sur quelques disques durs.
Ce qui nous améne à la question que vos enfants n’eviterons pas de vous poser dans un futur proche : Comment on faisait avant ?
Quand on avait de l’argent on louait un studio et un paquet d’artistes qui, à force de maquettes et de peinture sur verre arrivait à créer l’illusion. Mais cette méthode est coûteuse et prenait pas mal de temps, une solution plus simple était donc de chercher des endroits qui faisaient “SF”.
Oobject présente 15 immeubles réels qui ont été utilisé pour simuler le frisson du futur.

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Le Marin Civic Center de Frank Lloyd Wright utilisé dans Gattaca et THX-1138.

Tarkovsky s’était moins creusé la tête pour Solaris, il était tout simplement allé à Tokyo, qui pour le russe moyen des années 70, devait sans doute ressembler au Los Angeles de Blade Runner.

Il aurait un peu mieux fait ses recherches il se serait rendu compte qu’il n’avait pas besoin de bouger de de chez lui. La Russie étant un hâvre de batîments futuristes.

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Martijn Hendriks et les oiseaux sans oiseaux

15 avril 2008, posté par Yves

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Les Oiseaux sans les oiseaux, par Martijn Hendriks

Et donc pendant que certains font du couper-coller et effacent tout ce qui ne les interessent pas dans un film, pour ne garder qu’une phrase ou qu’un mot, Martijn Hendriks quant à lui a pris sa gomme magique et s’est mis en tête d’effacer un à un les “détails” qui le dérange. Alors un peu comme certains qui s’acharnent sur le gros chat pas drôle, lui, il s’en prend aux oiseaux. Mais pas n’importe quels oiseaux bien sûr: ceux d’Alfred Hitchcock et de son film éponyme de 1963.

Projet en cours, avec des photos ici et des extraits vidéos ici, and et aussi là.

De Drumnadrochit à Tokyo

24 janvier 2008, posté par Stahlhelm


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Adresse permanente de Nessie

365 jours par ans l’Original Loch Ness Monster Visitor Centre de Drumnadrochit en Ecosse accueille en son modeste sein humide de charme les visiteurs du monde entier désirant avidement en apprendre plus sur la vie intime du monstre du Loch Ness, alias Nessie, 15m au garrot.

Hélas, nombreux sont les visiteurs qui, cette semaine, seront inconsolablement déçus, car Nessie, le fourbe, s’est récemment découvert une âme de globetrotter et a pris la poudre d’escampette pour une brève escapade ultra-médiatisée dans la baie de Tokyo.


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Lieu précis de la brève escapade nippone de Nessie

En effet, Nessie a profité de son petit voyage autour du globe pour jouer le jeu, certes lucratif, de la promotion japonaise du film The Water Horse: Legend of the Deep, un nouveau navet pour enfants signé Sony Pictures.

Nessie dans l’eau

Impressionnant, même pour votre serviteur qui a eu la chance de visiter les locaux du Original Loch Ness Monster Visitor Centre il y a de nombreuses lurettes déjà :

Merci Japan Probe.

Lilela se joint à la campagne “Retire Trajan”

14 décembre 2007, posté par Corbor

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Il est de notoriété publique que les designers d’affiches de films hollywoodiens ne sont pas très inventifs. O. K., ce sont des brutes de Photoshop, mais pour tout le reste ils sont un peu bloqués sur le même genre de composition et surtout le même genre de polices.
L’œil expert de Kirby Ferguson a remarqué qu’une quantité non négligeable d’affiches de films hollywoodiens utilise la même police : Trajan. Il a depuis décidé de se lancer dans la noble tâche de forcer ces designers à regarder d’autres polices de caractères.
LiLeLa ne peut que se joindre à ce noble effort pour faire reculer la conformité typographique hollywoodienne.

La Guerre des étoiles - la comédie musicale enfin sur vos écrans!

26 septembre 2007, posté par Stahlhelm

La Guerre des Etoiles en comédie musicale

Saviez-vous que La Guerre des étoiles existait en comédie musicale ? Moi non plus :

AtomFilms.com: Funny Videos | Funny Cartoons | Comedy Central

Cliquer sur « Play It At Atom » pour voir la vidéo dans son intégrité

On signalera également cette jolie version hip hop :

Merci The Website at the End of the Universe (le fin du fin de la blogosphère science-fictive).

Les araignées sur la Toile

17 septembre 2007, posté par Marc

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Affiche (détail) de Eight Legged Freaks. Image © Centropolis Entertainment, 2002

C’est récurrent. Voilà-t-y pas que la nuit passée, je me suis remis à cauchemarder, mon cerveau s’auto-abreuvant d’images d’arachnides ventripotents, omnipotents, et qui faisaient les fiers avec leurs gros sabots velus. Au réveil, mes oreilles me chatouillaient encore et je me suis empressé de vérifier que mon lit n’était pas un repère de bêtes-à-pattes.

Une fois les derniers remugles oniriques étouffés sous une bonne dose de caféine nicotinée, je me suis mis en quête de films — si possible poussiéreux et de mauvais goût — qui venteraient les mérites des céphalothorax à mandibules proéminentes. Je n’ai pas pu contenir une joie mêlée de dégoût en découvrant, les yeux ronds comme ceux d’une chouette chevêche, un site entièrement consacré aux méchancetés animales. Sur pellicule et cellulose, s’entend.

Agressions animales est un site qui recense, avec un certain pointillisme, toutes les bestioles qui ont, un jour ou l’autre, hanté nos tubes cathodiques ou nos écrans superplats. Les araignées tiennent bien sûr le haut du pavé, mais on y trouvera plein d’autres malepestes, certaines familières comme les chiens, les chats et les rongeurs. Alors, ce soir, un bon vieux loup-garou pour la route ?

Le pays des navets

23 août 2007, posté par Marc

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Image © MovieGoods, 2007

Hier, je vous parlais en long, en large et en travers des déboires de cette chère cynophile de Linda Blair, laquelle a mené une horrifique carrière d’actrice de série Z pour finir en Brigitte Bardot outre-Atlantique. Le fond — et non la forme — de mon cyberpapier provenait en grande partie d’un site qu’il convient aujourd’hui de saluer pour son travail aussi impeccable que délectable : Nanarland.

Vous en avez marre de ces bons films qui vous font pleurer à longueur d’année ? Vous souffrez de voir à quel point les séries étasuniennes battent à plate couture leurs pâles copies hexagonales ? Vous aimiez bien les fermetures Éclair des monstres de San Ku Kaï ? Vous cauchemardez encore à cause de la crotte de nez géante de Frère de sang ? Nanarland est fait pour vous, car le mauvais goût est un univers haut en couleur et ce site l’explore avec brio.

Vous y trouverez les pires acteurs de séries Z (dont certains n’ont pas fait que de la bouse), des réalisateurs grandement dégénérés, des extraits de films purulents et, surtout, une riche base de donnée à faire froid dans le dos des plus solides cinéphiles. Bref, la crème du marc de la lie, le sommet du tréfonds du blues : des heures de bonheur indicible qui n’attendent qu’un pack de bières, des ajigonomi (味ごのみ), un marcel et un caleçon suffisamment large pour se gratter confortablement…

Deux exorcismes et un chemin de croix

22 août 2007, posté par Marc

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Linda Blair et un chien inconnu. Photo © Pals 2 Pets, 2003

Avec son article sur la manière de faire peur à nos gosses, comme autrefois nous nous faisions peur (tout seuls) en matant sous le manteau les films gores de nos vieux, notr’Ami au casque en pointe m’a intrigué. En effet, n’a-t-il par confié à nos mirettes délavées la vision idyllique de cette chère Linda Blair à l’époque où celle-ci possédait encore d’émouvantes poignées d’amour ? Mais qu’est-il advenu de cette actrice joliment iconophobe (dans le personnage qu’elle incarnait pour L’exorciste) ? La réponse ci-dessous.

Dès l’âge de cinq ans, la jeune Linda se fait remarquer dans des films publicitaires. En 1973, William Friedkin l’engage pour tourner le film qui la projette illico sous les feux de la rampe : L’exorciste, ou l’historiette d’une fillette possédée par Pazuzu, dieu mésopotamien régnant sur les démons du vent.

La carrière de Linda semble bien emmanchée, puisqu’elle joue ensuite dans Airport 75 et Sarah T., deux longs métrages qui lui donnent bonne presse. Vient ensuite le second volet de L’exorciste par John Boorman qui, sans réjouir la critique, confirme les espoirs que le public porte sur cette adolescente.

Hélas le vent tourne, peut-être à cause de Pazuzu, qui sait. Toujours est-il que la jeune actrice enchaîne ensuite les nanars. Il faut dire qu’elle a le béguin pour l’un des musicos du groupe de rock Lynard Skynard (aujourd’hui Lynyrd Skynyrd) et qu’elle commence à se soumettre aux caprices de la Veuve A. qui hante les coulisses d’après-concert.

Manque de pot : une partie du groupe se tue en avion dans les cieux de la Floride. Triste à mourir, Linda finit aux côtés de dealers et c’est la police qui la repêche en lui offrant un petit séjour à l’ombre pour trafic de stups.

Dès lors, Hollywood la snobe et les ennuis financiers se pointent en même temps que leurs copains les problèmes judiciaires. Contrainte de bosser pour becqueter, elle accepte bon nombre de contrats qui auront sur son CV l’effet d’une tache de pinard sur une cravate en soie. Rôles de taulardes, de justicières implacables, d’écorcheuses de zombies, bref, elle côtoie la lie du cinématographe, le résidu putride de la colère de Dieu. Polars érotiques, films philippins à deux pesos la nuit… elle touche à tel point le fond qu’on la croit déjà enterrée.

Heureusement, même dans les eaux troubles des abysses nagent plein de bestioles sympathiques. Et c’est précisément pour la cause animale que Linda va désormais se battre. Elle maigrit un poil, se refait une beauté, change de coiffure et la voilà de retour en première page des canards.

Aujourd’hui revenue d’enfer, échappée des griffes du Patron, elle vend des régimes et protège les chiens battus. Pour le plus grand bonheur des cinéphiles…

Merci Nanarland

La peur au ventre

22 août 2007, posté par Stahlhelm

L’Exorciste
L’Exorciste, 1973.

Scary For Kids, voilà encore un site que jamais plus je n’irai consulter de ma vie entière. « Mais pourquoi, M. Casque d’Acier ? » me demanderez-vous d’une voix aussi condescendante que fluette. Je vous répondrai instantanément que c’est parce que les criminels qui se cachent derrière cette abomination de la nature pixélisée sont tout simplement des menteurs de la première heure.

Linda Blair
L’horrible Linda Blair à l’époque de L’Exorciste II, circa 1977.

Scary For Kids (Frayeurs d’enfants, ou plus litéralement « Effrayant pour les enfants ») porte effectivement très mal son nom. Jamais, ô jamais !, je n’oserais montrer ce site à ma fille, et encore moins à son père, tellement les vidéos, photos, jeux et autres films peuplant cette vitrine putride de nos peurs primordiales sont révélateurs d’horreurs dont il vaut mieux taire le nom.

Ma section préférée ? Scary Pop Ups, dont voici un sympathique extrait:

Une boisson cafféinée et hop ! tu te sens mieux

Au fait, je vous disais qu’au Japon il était de notoriété publique que ce genre de frissons rafraîchissaient nos petits corps estivaux souffreteux. Et bien, apparemment c’est vraiment vrai. La télévision japonaise l’a dit la semaine dernière. Ben si.

Merci The Presurfer.

Casablanca à la sauce indienne

9 août 2007, posté par Marc

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Humphrey Bogart et Ingrid Bergman. Photo © Warner Bros., 1942

Qui n’a pas rêvé d’être Humphrey Bogart, ne serait-ce qu’une minute ? Qui n’est pas tombé amoureux au moins une fois d’Ingrid Bergman ? Casablanca, produit par Michael Curtiz et sorti dans les salles en 1942, appartient au panthéon des films les plus poignants et les plus finement ciselés du cinéma étasunien.

Eh bien sachez, braves gens, qu’un remake de Casablanca est sur le point de voir le jour… en Inde. Cette fois, pas de Seconde Guerre mondiale ni de gouvernement de Vichy : la toile de fond sera celle des agitations tamoules. Rajeev Nath, qui ne souhaite pas réaliser un film politique, espère rendre hommage au film de Curtiz en plaçant son intrigue sur la côte sud de l’Inde.

Le rôle de l’héroïne du film sera tenu par la sublime Mandira Bedi, actrice bollywoodienne pas piquée des hannetons. Quant à celui du héros, ce sera l’acteur malayalam Suresh Gopi qui s’y piquera.

La sortie du film de Rajeev Nath, qui portera le titre de Ezham Mudra (« Le septième sceau »), est prévue pour l’année prochaine. D’ici-là, il faudra attendre encore un peu avant d’admirer la belle Mandira sur nos écrans occidentaux. Pour patienter, allez, une petite photo d’elle :

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Mandira Bedi. Photo © Maxim Magazine, 2007

Merci CBC News


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