Et soudain, Flessandra laisse tomber malencontreusement la salière et c’est le drame…
Si vous vous êtes toujours dit que ce qui manque chez Troisgros c’est des sièges Recaro, ou bien si vous avez des amis tellement inintéressants que même autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille vous continuez à regarder par la fenêtre, alors Dinner in the Sky c’est pour vous.
Une grue, des ceintures de sécurité, des picotements dans les pieds pendant tout le repas, et l’air un peu con… Plus de détails sur comment on va aux toilettes, et des photos et vidéos, sur leur site.
Sur le Net, on le sait, il y a beaucoup de gens qui n’ont pas beaucoup de choses à faire. Certains en profitent pour monter des projets qui deviennent ensuite des succès et parfois même leur carrière, tandis que d’autres sombrent dans les mèmes ou le nerdisme à outrance (souvent les deux). Andy Baio fait une liste de ce qu’il appelle les “supercuts”, des montages vidéo où seul un élément est gardé, et tout le reste mis à la poubelle. Hommage à la pièce originale, et une manière d’en extraire la substantifique moelle. Ou pas. En tout cas, ça demande du temps et pas mal de motivation, c’est inutile, et parfois c’est assez drôle.
Toutes les morts des Sopranos
Tous les “dude” de The Big Lebowski, plus drôle que la version avec tous les “fuck”.
La liste complète, grossie par les suggestions des commentaires, est à Waxy.org
((Le titre de ce papier aurait dû être « La responsabilité de LiLeLa dans la paupérisation culturelle de la Russie moderne » mais je déteste voir mes titres hachés d’un retour à la ligne))
Subreptiscement, et bien contre la bonne volonté de ses rédacteurs, LiLeLa est quand même vachement responsable de la digitalisation de notre culture occidentale. LiLeLa, c’est un peu le gravier huileux qui pave gentimment le chemin pervers vers ce monde meilleur, global et plein de puces que nous promets la Singularité technologique de dans bientôt voir vraiment pas longtemps.
Malheureusement, force nous est de constater (douloureusement) que LiLeLa c’est aussi le bras musclé qui te retient d’aller dans ta bibliothèque municipale emprunter le numéro spécial Rika Zaraï de l’édition moldave de Sports Illustrated pour les besoins de ta thèse sur la raréfaction des interactions homme-ragondin (Myocastor coypus) en Laponie septentrionale. Un fan l’a effectivement déjà scanné en intégralité et posté sur un site de torrents illégal.
Et c’est bien à cause de toi, de tes potes, de Facebook et de LiLeLa que la Russie est en passe de perdre son identité culturelle et de se vautrer dans une semi-anarchie bibliophobe de derrière des fagots dont nous tairons le nom par pudeur.
Pas plus tard qu’avant-hier, faisant une fois de trop des infidélités à mon bon vieux Mac tout d’aluminium vêtu, je me trouvais sur un portable PC du plus bel effet, si ce n’était la verrue qui entachait son clavier de plastoc. Je me suis souvent demandé comment, un jour, un ingénieur ivre, ou fou, ou les deux, en était venu à affubler ses machines d’un téton (trackpoint, que d’aucuns nomment « clitoris », passant sans doute plus de temps à caresser leur machine que leur régulière) rouge, rugueux et malpratique. Bien que les trackpads ne soient pas nés de la dernière pluie de silicone, il reste encore des fabricants suffisamment peu sensibles à l’esthétique (ils sont légion) pour croire qu’un furoncle à l’inertie redoutable peut encore être d’une quelconque utilité.
Pour pallier sans doute à l’inconfort des hémorroïdes dactylographiques, une boîte au nom très commun de Logisys (Pomona, Californie), qui fabrique d’habitude des périphériques immondissimes, a mis sur le marché, depuis quelque temps déjà, une « souris digitale », ou plutôt, une « souris de doigt » (finger mouse) fixée avec un élastique à votre index. La machine suit vos gesticulations et vous commandez les clics gauche et droit ainsi que la roulette à l’aide du pouce. Tout un programme qui ne se limite pas à provoquer la nécrose de votre dernière phalange, mais vous condamne également à frapper des « J » d’une terrible pesanteur.
On pourrait croire l’invention mort-née, condamnée aux oubliettes des créations les plus inconfortables (comme le cyberclitoris). Détrompons-nous. Un fabricant taïwanais (le même, en fait) manufacture une nouvelle « souris de doigt », plus grosse encore : la USB Wireless FingerMouse qui, comme son nom l’indique, est une version sans fil de la précédente.
Pour frimer dans l’avion, rien de tel… Mais si vous craquez pour une version avec ou sans queue de l’animal, il vous faudra au préalable muscler votre index avec des haltères de leprechaun.
Technologie normale à laquelle on peut s’attendre dans un appartement Tokyoïte (en plus de la lunette chauffante et du bidet incorporé qu’on trouve aussi dans les toilettes publiques): un détecteur de mouvements, une lumière pour ne pas réveiller tout le monde au milieu de la nuit, et surtout, surtout, une télécommande pour n’avoir à toucher que soi-même.
Dimanche c’était la finale du Superbowl aux US. Pendant que la guerre en Irak coûte des billions de dollars aux contribuables américains et que les histoires de subprimes sont sur le point de mettre des paquets de familles à la rue, tout en pétant le marché immobilier pour ceux qui garderont leur maison, les grosses marques quant à elles ne ratent pas le rendez-vous annuel de la finale de football américain pour vanter les mérites de leurs produits. Et ce à coup de 3 millions de dollars les 30 secondes. Bon, c’est vrai qu’au niveau où est le dollar, ça revenait pas trop cher cette année, mais bon…
Pour ceux qui aiment les pubs, c’est souvent une occasion de voir ce que les agences les plus chères ont concocté. Et forcément ça buzz bien sur le web aussi… Plus de vidéos ici.
Le problème, c’est que maintenant que tout le monde attend ces pubs comme si c’était la venue d’un messie à 100 000 dollars la seconde, les marques deviennent folles et les créatifs ont tendance à vouloir en faire un peu trop, alors ça devient laborieux (et les pub Godaddy.com sont toujours aussi nazes)…
Le cinéma italien dans toute la splendeur de sa plus grande époque. 1964 annonçait l’avènement du film le plus influent de l’année 1964 entière : Italian Spiderman, vengeur masqué, bedonant, altruiste, en collants rouges, féministe mais pas trop. Tout un programme aux effluves de bon café du sud.
Alrugo Entertainment Presents: ITALIAN SPIDERMAN: Meet Italian Spiderman, the only thing he likes more than women and booze is smokes and booze, with women on the side. Raised in a flour mill in Palermo, at an early age Spiderman dicovered he could fly, and communicate with animals. He utilised his talents to start a company that perforated sheets of stamps. It went bankrupt in several days. He then took to a life of fighting crime…and snakes. ‘Italian Spiderman’ debuted at the Venice Film Festival in 1964 to rave reviews from the cinema community, famous critic and oil mogul Giordano Del Massi described Italian Spiderman as: “A real tour de france…un sacco di azione” This seminal piece of Italian cinema is credited as one of the most influencial films of the 20th centry and set the benchmark for modern cinema as we know it.
Improv Everywhere, c’est le nom d’une troupe d’agents secrets qui font comme leur nom l’indique de l’improvisation partout et comme leur nom ne l’indique pas forcément aiment bien créer un peu le chaos, avec des situations simples mais percutantes de par le nombre des participants. Leur dernière trouvaille, c’était de soudain se figer pendant 5 minutes au milieu du hall principal de la gare de Grand Central à New York. Chaque jour, un demi-million de personnes passent par ce hall, et ce jour là, tout à coup, 200 personnes se sont arrêtées dans le temps, au milieu de la foule. Totalement inutile, mais c’est beau de savoir qu’il y a des gens qui justement s’efforcent de protéger l’inutile…
Puisque LiLeLa en est désormais réduit à de vaines lovecrafteries sous le couvert d’analyses scientifiques peu rigoureuses, je m’empresse de suivre les traces de cette gambaderie entre les mamelles graisseuses de la weird fiction pour sortir de mon chapeau sans fond ces quelques œuvres certes chouettes d’un artiste néérlandais aux idées un tantinet farfelues mais tiptop quand même.
Zeger Reyers a donc décidé, un beau matin de rosée cuvée 2001, de vacciner des objets de notre vie quotidienne qu’il avait trouvé dans le sous-sol du Centre d’Art Contemporain Witte de With à Rotterdam avec des spores de pleurotus ostreatus, le « pleurote en huître » (ie. les pleurotes de nos tablées automnales). Tout ça dans le cadre d’une exposition appelée Hortus Conclusus, avec délicatesse et poésie.
Et si vous désirez obtenir de plus amples informations sur les champignons dans la vie palpitante de LiLeLa, je ne peux qu’introduire subrepticement ce joli traîté de mycologie cosmogonique appliquée par H. P. Lovecraft, honorable résident permanent de ces pages.