Unité Inhabitée #23
1 avril 2008, posté par Yves(J’ai pas pu m’empêcher…)
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(J’ai pas pu m’empêcher…)
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Technologie normale à laquelle on peut s’attendre dans un appartement Tokyoïte (en plus de la lunette chauffante et du bidet incorporé qu’on trouve aussi dans les toilettes publiques): un détecteur de mouvements, une lumière pour ne pas réveiller tout le monde au milieu de la nuit, et surtout, surtout, une télécommande pour n’avoir à toucher que soi-même.
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Image © Angry Alien
Il y a de cela sept ans, une bande de joyeux lurons regroupés sous le nom de Mondo Mini Shows lançait une série d’animations en Flash qui allait connaître un succès mondial : les Happy Tree Friends. Au menu : petits personnages chouquinets (le lapin Cuddles, le castor Handy, l’élan Lumpy, l’écureuil Nutty, etc.) à qui il arrive plein d’abominations dignes des meilleurs dessins animés gore.
Parallèlement à la vague de ces pures créations du Net — qui ont assuré notoriété et deniers à leurs créateurs — se sont développées d’autres animations Flash, interactives cette fois. Par exemple le fameux Whack Your Boss, censé vous relaxer entre deux salves d’injures de votre patron. Le créateur dudit jeu gorissime, Tom Winkler, s’est d’ailleurs spécialisé dans la relaxation à base de tripailles, de fiente et d’hémoglobine — en témoigne son site Doodie.
Bref, tout ça pour vous dire que je viens à peine de découvrir une petite merveille d’animation et d’intelligence : 30-Second Bunnies Theatre. Créé en 2004 par la conceptrice Web Jennifer Shiman, cette série de petits films a pour ambition de faire rejouer — en trente secondes ! — des grands classiques du cinéma. Mais pas par n’importe quels acteurs : par des lapins. Si si. De grands moments de bonheur à regarder en famille (cette fois-ci).
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Photo © Sally’s Place
Tantôt, un Ami multimailophile rappelait à ma mémoire putrescente l’origine du meilleur petit noir de la galaxie. Pour ceux qui l’ignorent encore, sachez que la star des cafés ne sort pas de plantations abyssines, mais… du cul d’une civette (vous allez découvrir tout soudain de quoi il retourne).
D’un prix pouvant aller jusqu’à 900 euros le kilogramme, l’un des meilleurs cafés du monde est le Kopi Luwak. Cultivé à Sumatra, Java, aux Philippines ainsi qu’en Inde, ce nectar passe toujours par le même moyen de production, à savoir le tube digestif de la civette palmiste hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus).
L’animal engloutit (dans son joli museau pointu) les grains de café mûrs et les rejette, à moitié digérés, à l’autre bout de son anatomie. Autrefois, on savait où les civettes s’en allaient rejeter leurs perles et on y récoltait l’or en barre de leurs étrons. Aujourd’hui, on se complique moins la vie en élevant en cage lesdites bestioles et en les gavant de grains de café.
Cela dit, l’origine du nom Kopi Luwak est indonésienne, kopi signifiant simplement « café » et luwak étant le nom de l’animal qui prête si volontiers son anus à ces plaisirs de bouche.
Le Kopi Luwak est principalement vendu au Japon et aux États-Unis. Attention, si vous êtes prêt à débourser plus de trente euros pour une tasse de ce breuvage, c’est bien la preuve qu’on peut vous faire avaler n’importe quoi, y compris de la m…
Merci Andrej
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Photo © stephanieontour, 2007
A vous d’en juger en visionnant ce vrai documentaire sur la vie palpitante du missionnaire-colporteur lambda et l’amour sans limite qu’il investit dans sa tâche. Il ressort de cette œuvre majeure des studios ExFilms que la qualité première de tout bon missionnaire, mises à part une santé de fer et la rage de vaincre, est d’avoir une vessie à gros débit pour bien pouvoir marquer son territoire.
The Missionary Position
Sinon, pour ceux qui aiment les céphalopodes, la controverse et les opinions acérées sur l’Intelligent Design (Dessein intelligent), je ne peux que vous recommander l’excellentissime blogue scientifique Pharyngula.
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Des chenilles à l’assaut d’un navet. Image © Delta Database
L’autre jour, je vous parlais des pires sécrétions cinématographiques de tous les temps. Aujourd’hui, je souhaiterais ajouter une pièce à l’histoire humaine du mauvais goût, à l’autodestruction culturelle de l’homme — bref, j’aimerais une fois encore dénoncer… le pire du pire.
On connaît la rengaine : sur la Toile, on trouve le pire comme le meilleur. On trouve surtout le pire, en fait, et quelques sites-anthologies sont là pour nous rappeler que plein de webmestres vouent encore un culte nauséeux aux GIF animés, aux titres qui clignotent, aux mosaïques en fond d’écran, aux tableaux HTML, bref, à tout ce que notre cher Internet (qui est aveugle) permet en matière d’abomination esthétique.
Venons-en aux faits. WebNavets, parmi tant d’autres, est une petite boutique des horreurs, une déchetterie où chaque immondice est trié, classifié et où le mauvais goût est la seule échelle (négative) de valeur. La visiter ne vous laissera pas indemne.
En anglais, vous trouverez également un site d’exemple qui utilise, dans un but éducatif, tout ce qu’il ne faut absolument pas commettre comme crime graphique : The World’s Worst Website. Un archétype qui rappelle — hélas — bien des mises en pages francophones… Âmes sensibles s’abstenir.
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Photo © The Warehouse, 2007
The Warehouse (comprenez : « L’entrepôt ») est un site fourre-tout dont l’administrateur s’avère, selon tout vraisemblance, à la fois blogueur, médiateur de forum, dessinateur, vendeur de t-shirts, etc. etc. Bref, un p’tit gars sympathique qui rêve de se faire quelques kopeks via le Net — quoi de plus naturel.
Il y a de cela presque une année, The Warehouse lançait une expérience qui, tout en étant d’une grande simplicité, s’apprêtait à dresser les poils sur le cotson de tout amateur de lard grillé et d’œufs aux petit déj’ : il enfermait, dans de petites « tombes » en plastique, un morceau de bacon et un œuf cru. Les deux boîtes, faites en Lexan, un polymère breveté par General Electric, ont été scellées à l’aide d’une colle fine ne laissant pas passer l’oxygène extérieur.
Ce qui est intéressant, dans cette expérience qui ne mange pas de pain, c’est de voir à quel point les aliments que nous ingurgitons peuvent s’autodétruire, et cela sans intervention d’insectes et autres nécrophages bien intentionnés. Remarquez, nous-mêmes — et l’entomologie forensique ne me contredira pas — sommes bien capables de finir rapidement en une bouillie informe, pourvu que notre cœur cesse de s’acharner à nous tenir en vie pour voir la fin de Lost.
Bref, si vous voulez en savoir plus sur cette expérience à deux balles (ou presque), jetez un œil à l’article présentant le démarrage de l’expérience et à celui témoignant du mauvais état des lieux après une année. Bon app’.

Du lard après deux mois en vase clos. Photo © The Warehouse, 2007
Merci Neatorama
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Tombe de Parmentier et offrandes au Cimetière du Père-Lachaise. Photo © nicolas zein, 2007
Je suis extrêmement content. Grâce à LiLeLa, mais aussi un peu grâce à Artifica, ma sordide nécrophilie voyeuristique peut enfin se passer du vol 1397 et éviter de glisser sur une once de malchance métropolitaine pour visiter le Cimetière du Père-Lachaise sans se mouiller le marcel.
Ce site nous offre une visite virtuelle du lieu et il est de mon devoir d’avouer bien bassement que c’est quand même trop tiptop pour que lll faille à sa tâche de héraut du ouèbe.
Du coup, on retombe évidemment à quatre pattes dans un pseudo-métavers, mais LiLeLa c’est aussi un peu ça : un ouroboros enfant qui ne regrette rien.
La science est impuissante face à la mort.
Seuls l’art et les rêves nous offrent une consolation.
Merci The Presurfer pour cet autre moment de poésie lilelaïque.
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Sometimes dreams really do come true. Oui, parfois les rêves deviennent vraiment réalité, pour les amateurs de fèces et autres jolies choses de la vie. Un peu comme ce film d’animation tout droit venu de Corée, qui raconte les aventures d’une petite merde de chien comme on aime à en rencontrer au coin d’une rue parisienne en se félicitant de n’avoir pas mis de Birkenstock ce jour là.
Doggy Poo est, comme son nom l’indique donc, une crotte de chien. Mais pas n’importe laquelle: c’est une crotte pensante voire même philosophique. Elle est un peu perdue, abandonnée sur le coin d’une route comme le sont beaucoup de ses congénères, mais Doggy Poo ne se satisfait pas de son sort, et entame une exploration du monde qui l’entoure, afin se découvrir elle-même. Everything has a purpose. But what would I be good for? Tout a un rôle à jouer, mais à quoi puis-je bien servir? se demande ce petit étron tout rond, jusqu’à sa rencontre avec un pissenlit qui lui explique le sens de la vie.
Oh, it’s a complicated world…
Je vois d’ici votre sourire goguenard, mais ce n’est pas une blague. Ce film est classé dans IMDb, disponible à la location sur Netflix (aux US), et à la vente sur Amazon. Si vous voulez vraiment en savoir plus, le site officiel présente les autres personnages qui ont des noms très travaillés eux aussi, etc.
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Etalage de petites culottes usagées © hazy jenius, 2006
Les petits gars du côté de chez STEREO⇔TOTAL, vétérans de la scène electro-synth-wave-punk-pop berlinoise, nous expliquent que la réalité du business dépasse souvent la pureté de nos cœurs fragiles et adolescents.
Je sais bien que sous ton apparence de geek intello propre en ordre et fan d’outlets, tu caches une noire fascination sans fond pour ces petites culottes encore tièdes portées par de jolies petites écolières japonaises au sourire en coin si charmant.
Or savais-tu qu’il existe bel et bien une industrie du slip avec traces de frein au pays où le soleil ne se couche que par respect pour les néons de la nuit ? Paraîtrait que ça se vendrait même dans des distributeurs automatiques. Miam. Sauf que nous, chez LiLeLa, on préfère quand même être sûr que les sous-vêtements en question ont bien été portés lors d’une nuit repostante et chaste.
Au fait et pour la petite histoire, voici une jolie collection de distributeurs automatiques nippons soit pratiques, soit bizarres.
Merci ectoplasmosis.
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