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« Internet »

Domaines de millionnaires

20 décembre 2007, posté par Marc

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Illustration : droits réservés

Tout bricoleur de site, tout webmestre autoproclamé s’est vu, un jour, rêver d’un nom de domaine tel que beer.com ou — plus vénalement — sex.com. Au lieu de ça, beaucoup se rabattent sur des titres à rallonges que les moins aguerris d’entre nous mettent dix heures à taper à deux doigts. GOOD Magazine, site communautaire basé à Los Angeles, a lancé sur Yahoo Video une petite animation en pièces de Scrabble qui révèle les cinq noms de domaines les plus chers. Vous comprendrez que ce n’est pas demain la veille que vous nommerez votre site business.com…

Les seins m’en tombent

3 septembre 2007, posté par Marc

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La nascita di Venere (détail), de Sandro Botticelli. Image © Galleria degli Uffizi

Les lecteurs assidus de LiLeLa auront remarqué que samedi matin, durant quelques heures, une dépêche pondue par mes mains (parfois légères) traitait du rinçage d’œil et de ses bienfaits. En effet, un article déjà ancien (19 mai 2006), paru sur le site Goofigure, avait retenu toute mon attention. Il y était question d’une étude menée en Allemagne par une certaine Dresse Karen Weatherby.

Selon Goofigure, un article publié dans le respectable et respecté New England Journal of Medicine prétendrait que de reluquer l’anatomie avantageuse de la gent féminine pourrait être bénéfique pour la santé. Le travail du muscle cardiaque et la pression artérielle augmenteraient au moment de la contemplation de ces dames, améliorant du même coup la santé des mâles humains. Selon Goofigure, dix minutes d’un tel exercice équivaudraient à une demi-heure d’exercice physique et prolongeraient sensiblement l’espérance de vie des messieurs.

J’avais trouvé la nouvelle réconfortante, voire même réjouissante. Cependant, un doute subsistait dans mon esprit, et j’allais vérifier dans les archives du New England Journal of Medicine l’existence de l’article à la source de cette aimable découverte. Grande a été ma déception quand je n’y ai trouvé aucune trace d’une quelconque expérience dirigée par cette soi-disant doctoresse germanophile.

Du coup, j’ai poursuivi ma petite enquête et suis tombé sur la numérisation d’un article pondu par un certain Jonathan Hayter et portant le titre de An eyeful a day keeps the doctor away (littéralement : « Vous rincer l’œil au quotidien tient votre docteur au loin »). Malheureusement, aucune source n’accompagnait cette coupure de presse. Avais-je sous les yeux la copie d’un article scientifique ? — Certainement pas, tant son contenu et sa forme ne correspondaient pas à une publication de ce type. Mais d’où pouvait bien venir ce papier ?

La vérité allait s’avérer amère. Snopes, un site spécialisé dans la chasse aux rumeurs de tout poil, a répondu à ma question : l’article dont je venais de voir la reproduction provenait de l’un des pires canards à cancans et faussetés que la Terre n’ait jamais portés : Weekly World News, un tabloïd de supermarché qui fait la part belle aux bébés extra-terrestres, aux bigfoots esseulés, à la génération spontanée, à la télékynésie — et j’en passe, et des meilleurs. En résumé, la lie de la lie, un cauchemar de cellulose et de pixels.

Bref, mea culpa : j’ai, malgré moi, et durant quelques heures, colporté une nouvelle issue de l’esprit dégénéré d’éditeurs en mal d’audience bref, l’immonde sécrétion de vendeurs de papier au kilo(mètre/gramme). Bien que je me sois empressé d’effacer l’article que j’avais commis, je vous devais, cher lectrice, cher lecteur, une repentance en bonne et due forme, une explication circonstanciée qui prouverait, une fois de plus, le sérieux du présent site d’information oblique et décalée.

Cela dit, Messieurs, ne vous privez pas pour autant de votre sport favori : admirer les courbes de Gauss et les sinusoïdes de nos congénères du beau sexe ne fait aucun mal… sauf au cœur.

Le CSS a son jardin secret

1 septembre 2007, posté par Marc

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Photo © Nihon Girls

Rien de plus éreintant, en navigant sur la Toile, que de tomber sur des sites qui emploient des technologies dites « propriétaires » telles que le Flash d’Adobe (lequel appartenait autrefois à Macromedia). Votre navigateur met une éternité à charger une petite animation qui sert d’intro au site que vous souhaitez visiter, les menus de celui-ci sont d’une lourdeur effarante et, cerise sur le gâteau, vu que le contenu des documents en Flash n’est pas analysable par les moteurs de recherche, la plupart de ses pages ne sont pas répertoriées dans Google. Bref, l’enfer, tant du point de vue ergonomique que mercatique.

Pour pallier à ces désagréments, tout le monde le sait, le Consortium Web (World Wide Web Consortium) a mis sur pied, depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le CSS, ou langage de création de feuilles de style « en cascade » (CSS = Cascading Style Sheet).

L’avantage technique du CSS est évident : il permet de travailler la présentation d’un site Internet (sa forme) sans en toucher le contenu. Il autorise également la lecture, par les aveugles, de pages Web sur des interfaces Braille. Qui plus est, la description d’une feuille de style en CSS s’avère plutôt simple, y compris pour les esprits les plus réfractaires au code.

Pour convaincre ceux qui douteraient encore des beautés de ce procédé aussi simple que révolutionnaire, un projet a vu le jour qui permet, sur la base du même contenu HTML, de redessiner complètement l’apparence d’un site. Ce domaine, le CSS Zen Garden, propose aux graphistes de tout poil de recréer, chacun à sa manière, la mise en forme de son contenu.

Le résultat est tout bonnement épatant et, en consultant les archives de cyberjardin zen créé par le graphiste canadien Dave Shea, on ne peut qu’admettre l’incroyable souplesse du CSS, cette arme capable de séduire même les plus gros fossiles du Web 1.0.

Le pire du pire

27 août 2007, posté par Marc

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Des chenilles à l’assaut d’un navet. Image © Delta Database

L’autre jour, je vous parlais des pires sécrétions cinématographiques de tous les temps. Aujourd’hui, je souhaiterais ajouter une pièce à l’histoire humaine du mauvais goût, à l’autodestruction culturelle de l’homme — bref, j’aimerais une fois encore dénoncer… le pire du pire.

On connaît la rengaine : sur la Toile, on trouve le pire comme le meilleur. On trouve surtout le pire, en fait, et quelques sites-anthologies sont là pour nous rappeler que plein de webmestres vouent encore un culte nauséeux aux GIF animés, aux titres qui clignotent, aux mosaïques en fond d’écran, aux tableaux HTML, bref, à tout ce que notre cher Internet (qui est aveugle) permet en matière d’abomination esthétique.

Venons-en aux faits. WebNavets, parmi tant d’autres, est une petite boutique des horreurs, une déchetterie où chaque immondice est trié, classifié et où le mauvais goût est la seule échelle (négative) de valeur. La visiter ne vous laissera pas indemne.

En anglais, vous trouverez également un site d’exemple qui utilise, dans un but éducatif, tout ce qu’il ne faut absolument pas commettre comme crime graphique : The World’s Worst Website. Un archétype qui rappelle — hélas — bien des mises en pages francophones… Âmes sensibles s’abstenir.

Appelons-le Arobase

17 août 2007, posté par Marc

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L’origine hypothétique de l’arobase. Image © Wikipedia, 2006

Un couple chinois souhaitait appeler son enfant « @ », rien de plus, rien de moins. Les parents voyaient dans ce caractère un signe de leur amour. Problème : l’arobase, bien que naturellement utilisé en Chine comme ailleurs pour adresser des messages électroniques, n’est pas à proprement parler un nom commun (pas plus que dans les langues occidentales, d’ailleurs).

Selon le père, le fait que l’arobase (que les Chinois prononcent at, à l’anglaise) ressemble à ài tā (愛他/她 = « l’aimer »), justifierait son usage comme prénom. Pour l’heure, nous ne savons pas si le gouvernement a accepté la requête du couple. Toujours est-il qu’en début d’année, l’administration chinoise a annoncé son refus d’utiliser des chiffres, des mots étrangers (en caractères latins, donc) et des symboles n’appartenant pas au corpus des mots chinois.

Il semblerait que quelque soixante millions de Chinois rencontrent constamment des problèmes avec leurs prénoms du fait qu’ils contiennent des caractères — certes officiels — mais si rares que le commun des mortels se voit incapable de les lire. Sans compter que la plupart des polices de caractères informatiques ne les contiennent pas.

Un exemple fameux est celui de l’ancien premier ministre Zhū Róngjī (朱鎔基) dont le caractère 鎔 (róng = 熔 = « fondre »), s’avère plutôt rare dans l’usage. Bien des rédacteurs de journaux se sont fait des cheveux blancs à cause de ce mot.

En francophonie, reste à savoir si nous pourrons appeler nos enfants Arobase plutôt qu’Elbase. Ce serait drôle, quoiqu’un peu geek sur les bords, non ?

Merci Reuters

Didja, la pub en ligne sur la pub en ligne

14 août 2007, posté par Yves

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Surfant sur la vague Youtube qui donne envie de rester en ligne à regarder n’importe quoi plutôt que d’aller regarder n’importe quoi à la télé, et suivant évolution récente où tout passe par le Net avant d’être consommé (téléchargements de films, séries TV, et musique en mp3, légalement ou non), NBC s’apprête à lancer son propre site de publicités. Didja, c’est son nom et c’est un jeu de mot sur “Did ya see that?” (t’as vu ça?), ouvrira ses portes l’année prochaine, derrière lesquelles on pourra trouver des pubs récentes ou classiques, des bandes-annonce de films, et autres “contenus associés à des marques”. Préparez-vous à encore plus entendre parler de “viral” dans l’année qui vient, avec tous les créatifs de la planète qui chercheront non plus à nous vendre de la lessive, mais à nous faire tellement parler de la campagne qu’ils auront habilement placée au top des téléchargements de Didja qu’on en finira par avoir envie d’acheter leur lessive…

Et comment Didja va se faire de l’argent? Avec de la pub bien sûr! L’idée étant d’associer des pubs à des pubs, comme par exemple des coupons de réduction pour McDonald’s sur le mini-site dédié à McDonald’s. Qui dit mieux?

Et évidemment, on peu compter sur toutes les fonctionnalités dites “web 2.0″ et on pourra inviter ses amis pour y partager ses idées sur telle ou telle pub, etc. En revanche, même pas de vidéo de promo virale sur le site de Didja lui-même, pour le moment, il y a juste une page “en construction”… Pas très créatif tout ça.

Si vous ne pouvez pas attendre, il y a déjà veryfunnyads.com, le site de TBS (Warner), et adTV, et évidemment Youtube, mais surtout, il y a la collection des 50 meilleures publicités de TV locales (américaines, bien entendu) compilées par the Phat Phree. C’est fort, c’est couillu, c’est sûr de soi, et ça sent le slogan qui tache bien. Pas la peine de se ruer sur Didja, tout est déjà là.

Amuse-bouche:

La suite c’est par ici .

Le laptop au grand cœur qui fatigue vite

14 août 2007, posté par Stahlhelm

Bobst Graphic Scrib
Un vaillant Bobst Graphic Scrib de 1977. Photo © Bolo’s Computer Museum.

L’autre jour, le prolifique Marc nous affichait, avec une crudeur remplie d’impudence, l’image de l’un de ces verts laptops tout-terrain qui font la fierté de la noble quête du projet OLPC.

Et ils sont bien beaux ces ordis, me direz-vous, mais en valent-ils vraiment la peine ? Offrent-ils des performances assez fiables pour que tous les petits pervers en culotte (ou jupe) courte de la planète puissent découvrir les joies de la programmation en Brainfuck ?

C’est exactement la question à laquelle s’est efforcé de répondre un internaute au grand cœur en confiant la revue du laptop d’OLPC à un petit morveux de 12 ans dont l’arrogance n’a d’égal que la verve.

Et le résultat est un peu mitigé. Avec son apparence certes attirante, une interface simplissime qui ne requiert pas de son utilisateur treize ans de cours du soir (LU-ME-VE 18h-22-h) chez Digicomp et pleins de chouettes applis pour découvrir les joies du multimédia, la bête serait parfaite pour la cible que l’OLPC essaie d’atteindre.

It’s the perfect laptop for the job. Great for first time users, it sets the mood by offering a bunch of entertaining and easy games and a camera.

Alienware - Area-51 m9750
Area-51 m9750 d’Alienware, ca. 2007

Par contre, les 12 courtes années de geekattitude du gamin sont bien moins satisfaites avec les performances du laptop. A part le web, tout le reste semble bien trop lent (on parle de 2 minutes pour charger une appli), même pour un débutant, sans parler de la durée de vie extrêment courte de la batterie et de la mémoire qui s’encouble tellement qu’un reboot est nécessaire toutes les 2-3 heures.

It’s just really slow. I had to wait two minutes to get onto one application. That’s just a little longer than I can accept. Also, it got slower and slower and slower the longer I went without rebooting it. I had to reboot it all the time.

Bon, comme le disait donc Marc, si surfer le web pour y mater des sites de cul est assez rapide, c’est tout ce qui compte, non ?

L’intégralité de cette merveilleuse revue technique se trouve ici.

Merci Geekdad.

Se méfier, toujours se méfier

30 juillet 2007, posté par Marc

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Yigal Carmon à Bruxelles en février 2005. Photo (détail) © EPP-ED Group

Dans son article du 26 juillet, Corbor nous révélait l’existence d’une nouvelle — et inquiétante — émission palestinienne destinée aux enfants. Après le pseudo-Mickey du nom de Farfour, une pseudo-Maya-l’abeille dénommée Nahoul débarque sur la télévision du Hamas. Je ne cache pas mon souci face à cette terrible propagande, mais je pense judicieux de parler un petit peu de l’organisme qui en a diffusé la traduction sur la Toile : MEMRI TV.

MEMRI (ou plutôt ממר”י) est l’acronyme de « Middle East Media Research Institute ». En français : Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (en hébreu : המכון לחקר התקשורת המזרח התיכון). Les objectifs de MEMRI TV sont d’apporter des éléments d’information sur la politique étasunienne aux Proche- et Moyen-Orient et, surtout, de surveiller les chaînes de télévision arabes et iraniennes et d’en dresser le portrait pour les médias occidentaux.

Le document présentant l’abeille Nahoul correspond précisément aux productions de MEMRI, à savoir des extraits d’émissions arabes ou iraniennes sous-titrée en anglais.

Loin de moi l’envie de juger le bien-fondé des programmes de MEMRI TV. On voit de tout dans les cyberguerres, le pire comme le meilleur. Je vais néanmoins vous présenter en quelques lignes l’origine de cette institution qui ne rend jamais compte de ce que diffusent… les télévisions israéliennes.

MEMRI TV existe depuis presque dix ans. Son siège est à Washington et son financement provient de dons privés. Il a pour fondateurs M. Yigal Carmon (יגאל כרמון) et Mme Meyrav Wurmser (מירב וורמסר).

Yigal Carmon est un un ancien colonel des Services secrets israéliens (מוסד), au sein desquels il a travaillé durant 22 ans. Il a également œuvré en tant que conseiller pour la lutte contre le terrorisme auprès de deux premiers ministres israéliens, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin.

Meyrav Wurmser est une intellectuelle conservatrice membre du tout aussi conservateur Hudson Institute (un de ces fameux think tanks) et épouse de David Wurmser, conseiller de Dick Cheney pour les questions relatives au Moyen-Orient. Après un doctorat en sciences politiques, elle a enseigné à la Johns Hopkins University ainsi que dans l’Académie navale étasunienne.

Il y a fort à parier que les choix de diffusion du MEMRI ne soient pas impartiaux. En janvier 2003, une controverse a vu le jour entre Yigal Carmon et un journaliste anglais travaillant pour The Guardian : Brian Whitaker. Précisons en passant que M. Whitaker bénéficie d’un diplôme de langue arabe de l’Université de Westminster et qu’il a été responsable de la rubrique Moyen-Orient de son journal de 2000 à 2007.

M. Whitaker considère que MEMRI n’est qu’un outil de propagande, alors que ce dernier se définit comme un institut de recherche. Selon le journaliste, cela implique passablement de mauvaise foi. Il accuse notamment le MEMRI de traduire des sujets particuliers à des fins politiques tout en dressant un portrait incomplet et inéquitable des médias arabes. Il accuse enfin l’institution privée de traduire improprement le contenu des émissions qu’il rediffuse. Vous l’aurez compris, M. Whitaker doute du crédit que l’on peut accorder au MEMRI en tant que miroir des médias arabes.

À vous maintenant de vous faire une opinion en lisant (en anglais) le débat par courriels interposés entre MM. Carmon et Whitaker sur le site du Guardian.

Morale de l’histoire : méfions-nous du MEMRI, méfions-nous des médias, méfions-nous d’Internet, méfions-nous de Wikipédia, méfions-nous. Hélas.

Un podcasteur cybersquatteur

28 juillet 2007, posté par Marc

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Le siège de l’OMPI à Genève. Photo © Abraham Del Pozo

C’est bien connu : la Toile est le lieu de toutes les arnaques et, surtout, de toutes les formes de vénalités crapuleuses. Un podcasteur trentenaire — dont nous tairons le nom pour ne pas lui faire de publicité — vient de perdre face à la Twentieth Century Fox. Il usurpait le nom de domaine thesimpsonmovie.com afin d’attirer sur son site les internautes cherchant des informations sur le dernier dessin animé de David Silverman : Les Simpson (adaptation au cinéma de la série télévisée).

L’avocat du « cybersquatteur » avait proposé de vendre le nom de domaine à la Twentieth Century Fox pour 50000 dollars (plus de 36600 euros), proposition judicieusement déclinée par la Société de production étasunienne.

L’organisme en charge de l’arbitrage est la désormais célèbre Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) basée à Genève, laquelle a réglé plus de dix mille cas de cybersquatting durant les huit dernières années.

De telles pratiques, qui fleurent bon l’attrape-nigaud, sont le fait de webmestres en manque de clics, ou encore de spéculateurs qui réservent les noms de grandes entreprises ou associations sportives en espérant faire des profits rapides.

Les mésaventures de ce podcasteur ne sont pas sans rappeler celles de Robert Alan Soloway, dit « Spam King », qui s’est fait arrêter le 30 mai dernier pour avoir envoyé, par le biais d’ordinateurs-zombies, des dizaines de millions de pourriels à travers la galaxie, et ce afin de promouvoir les services de son entreprise, le soi-disant « Partenariat stratégique contre les pourriels illégaux de Microsoft » (SPAMIS).

À force de jouer les prédateurs, ces deux messieurs se sont fait prendre dans leur propre Toile.

Merci Scotsman.com News

Le côté obscur de Google

26 juillet 2007, posté par Marc

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La capture d’écran d’une recherche sur Blackle

On s’en doutait, les écrans à cristaux liquides consomment bien moins d’énergie que leurs ancêtres cathodiques. Par contre, qui s’était un jour soucié de la consommation respective de chacune des couleurs ? Moi pas, mais le Département étasunien de l’énergie a déclaré que le fuchsia consommait bien plus que le maron, que le rouge dépensait plus d’énergie que son cousin le violet. Et surtout que le blanc dépensait un quart d’énergie de plus que le noir.

De là à se demander quelle serait l’économie d’énergie si Google s’affichait sur fond noir, il n’y a qu’un pas. Selon un article du blogue ecoIron posté en janvier, cela permettrait une réduction de 750000 kilowattheures par année. Depuis, l’idée a fait son petit bonhomme de chemin, puisqu’un nouveau moteur de recherche a vu le jour : Blackle. Mis à part des différences notables dans le résultat des recherches, ce nouveau site, conçu par l’entreprise australienne Heap Media, diffère très peu de Google. Si ce n’est que son fond est… noir.

On peut néanmoins douter du bien-fondé d’une telle opération. En effet, la très grande majorité des écrans disponibles aujourd’hui dans le commerce fonctionnent à l’aide de cristaux liquides, et les tubes cathodiques voient leurs jours comptés, tant les nouveaux écrans sont désormais bon marché et confortables. Or, les écrans à cristaux liquides, qui sont rétroéclairés, consomment la même quantité d’énergie quels que soient les pixels activés. Alors, économie tout de même ? Si, mais plus pour longtemps, car les internautes vont peu à peu tous s’équiper de jolis moniteurs plats.

Alors, Blackle, une sombre histoire promotionnelle ?

Merci Inky Circus


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