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« Toronto »

Le CSS a son jardin secret

1 septembre 2007, posté par Marc

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Photo © Nihon Girls

Rien de plus éreintant, en navigant sur la Toile, que de tomber sur des sites qui emploient des technologies dites « propriétaires Â» telles que le Flash d’Adobe (lequel appartenait autrefois à Macromedia). Votre navigateur met une éternité à charger une petite animation qui sert d’intro au site que vous souhaitez visiter, les menus de celui-ci sont d’une lourdeur effarante et, cerise sur le gâteau, vu que le contenu des documents en Flash n’est pas analysable par les moteurs de recherche, la plupart de ses pages ne sont pas répertoriées dans Google. Bref, l’enfer, tant du point de vue ergonomique que mercatique.

Pour pallier à ces désagréments, tout le monde le sait, le Consortium Web (World Wide Web Consortium) a mis sur pied, depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le CSS, ou langage de création de feuilles de style « en cascade Â» (CSS = Cascading Style Sheet).

L’avantage technique du CSS est évident : il permet de travailler la présentation d’un site Internet (sa forme) sans en toucher le contenu. Il autorise également la lecture, par les aveugles, de pages Web sur des interfaces Braille. Qui plus est, la description d’une feuille de style en CSS s’avère plutôt simple, y compris pour les esprits les plus réfractaires au code.

Pour convaincre ceux qui douteraient encore des beautés de ce procédé aussi simple que révolutionnaire, un projet a vu le jour qui permet, sur la base du même contenu HTML, de redessiner complètement l’apparence d’un site. Ce domaine, le CSS Zen Garden, propose aux graphistes de tout poil de recréer, chacun à sa manière, la mise en forme de son contenu.

Le résultat est tout bonnement épatant et, en consultant les archives de cyberjardin zen créé par le graphiste canadien Dave Shea, on ne peut qu’admettre l’incroyable souplesse du CSS, cette arme capable de séduire même les plus gros fossiles du Web 1.0.

Et une langue de plus, une !

27 août 2007, posté par Marc

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Un Klingon en goguette. Photo © DragonConTV, 2006

C’est l’histoire d’une étudiante traductrice de Toronto qui a décidé, un jour, de créer une nouvelle langue simple qui lui permettrait de mettre de l’ordre dans ses idées. Sonja Elen Kisa a construit de toutes pièces le toki pona, un langage comprenant seulement 120 mots.

Ce qui est drôle, c’est qu’une fois sortie de sa tête et diffusée sur Internet, cette langue a pris un essor naturel et compte aujourd’hui quelque cent locuteurs. En contemplant l’aventure de cette novlangue, on ne peut s’empêcher de songer aux plus fameux précédents : les langues des Terres du Milieu de Tolkien, le klingon de la série Star Trek et l’espéranto (déjà ancien) de Ludwik Lejzer Zamenhof.

En anglais, les inventeurs de langues artificielles ont créé un nouveau mot pour décrire l’objet de leur vice : conlang, pour constructed language. En français, pour éviter d’être triviaux, nous pourrions traduire (librement) ce terme par le mot-valise suivant : fablangue (pour « langue fabriquée Â»).

Si vous souhaitez découvrir l’univers ô combien étrange et délicieusement inutile des fablinguistes, je vous invite à faire un tour sur un wiki qui les répertorie : LangMaker. Pas moins de 1000 inventeurs et plus de 1900 idiomes y sont listés pour le plus grand bonheur des autistes volontaires et des amoureux de la capilotraction. Que du bonheur.

Merci Andrej et Amber Dance

Découverte d’un bébé momifié

28 juillet 2007, posté par Marc

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Photo d’illustration © Lionel Allorge

On croirait le scénario d’un film d’horreur à la William Friedkin. Il s’agit en fait de l’histoire à la fois tragique et émouvante d’un bébé vieux (peut-être) de… quatre-vingts ans.

Un rénovateur de Toronto, Bob Kinghorn, a fait une étrange découverte alors qu’il tirait un câble électrique dans le mur d’une maison de la Kintyre Avenue : dans cette bâtisse de trois étages était emmuré un petit enfant, enveloppé en position fÅ“tale dans un journal datant du 15 septembre 1925.

L’entrepreneur fait aujourd’hui appel à des donateurs afin d’offrir de dignes funérailles au bébé momifié. Il souhaite même le renommer « Baby Kintyre Â», en souvenir de la rue où il a connu cette mort étrange.

De son côté, la police analyse la dépouille afin de déterminer si celle-ci porte des indices de malformations ou de traumatismes. Il lui est pour l’heure impossible de déterminer précisément l’âge de l’enfant au moment de son décès, ni depuis quand celui-ci était emmuré.

Comme quoi, souvent, les films d’horreur ne sont qu’une pâle imitation de la réalité.

Merci canada.com


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