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« shoot’em up »

L’enfer des balles

16 septembre 2007, posté par Corbor

Il n’y a pas très longtemps, j’ai essayé de rejouer à quelques vieux jeux qui ont bercé mon enfance. J’ai acheté Capcom Classic Collection Volume II. Je suis chanceux parce que Capcom a décidé de réunir sur un même disque trois jeux qui ont énormément compté dans ma jeunesse : Black Tiger, Strider et 1941.
Black Tiger est le premier et seul jeu d’arcade que j’aie fini. Strider était tellement incroyable pour l’époque qu’il est inutile de développer au sujet de son impact sur les jeunes gens de ma génération. Enfin, 1941, la machine qui m’a mangé le plus de pièces sans jamais me donner la moindre once de satisfaction.
1941 est un des mètres-étalons du shoot’em up à scrolling vertical, on y pilote un P-38 lightning qui doit détruire vague après vague les ennemis, avant de tomber face à face avec un boss gigantesque qui remplit l’écran de feu et de plombs.
Tel un vietvet paraplégique qui échange des histoires de guerre avec un clampin de la première guerre du golfe, quand je parle à un jeune, élevé à la ps1, je ne manque jamais de lui faire remarquer à quel point il a eut la vie facile comparé aux gens de ma génération. Ensuite je le met au défi de passer le premier niveau de 1941 en trois vies.
Puis je suis arrivé au Japon, et dans une salle d’arcade j’ai vu un type jouer à un truc qui ressemblait à ça :

Au japon, ils appellent ça danmaku (弾幕), ce qui se traduit par « rideau de balles Â». En anglais, le genre est plus communément appelé Bullet Hell.
C’est 1941 sous Adderall, d’ailleurs je suis convaincu qu’on ne peut jouer à un danmaku que sous l’emprise d’Adderall. Si 1941 bouffait tes pièces de 10 balles comme des cacahuètes, le danmaku lui, se nourrit exclusivement de sandwiches de billets de 10 euros.
Aujourd’hui, je ne mets plus les pieds dans les salles d’arcades japonaises pour jouer, mais pour regarder les joueurs de danmaku qui, dans des états de concentration second, slaloment entre des volées de boulettes mortelles plus serrées les unes que les autres.
C’est un peu comme regarder la vidéo du type qui se fait Tetris Grand Master jusqu’au moment où les pièces deviennent invisibles mais qu’il continue à les aligner comme une machine qui voit à travers le vide.
Oui, cette vidéo-là :


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