Archives pour la tagégorie
« chirurgie »

Transplantation d’ego

31 août 2007, posté par Stahlhelm

Festival de la testicule
Festival de la testicule à gogo à Mulvane, Kansas. Photo © Anomalyzer, 2005

Le Dr. Serge Voronoff était l’un de ces grands cerveaux de la médecine presque moderne, pionnier dans pas mal de chose et zinzin souvent. Ce cher monsieur, grand ami incompris des bêtes et de l’humain, avait pour passion l’éternité de l’homme par l’inversion du processus de vieillissement, la transplantation d’organes, ainsi que les eunuques et la castration. « Ô le bougre », me direz-vous, et vous n’aurez pas tout à fait tort.

Outils à propos
Divers outils à propos. Photo © joavor, 2007

Selon lui, certaines hormones, dont la testostérone, seraient très efficaces dans le processus du rajeunissement qui l’obsédait tant. D’où cette révolutionnaire idée de transplanter des testicules d’individus sains et vigousses (des criminels exécutés, par exemple) dans des individus faiblards et poussifs (des vieillards fortunés atteints de sénilité et schizophrénie, par exemple). Malheureusement pour les transplantés, la demande fut telle que le Dr. Voronoff dût bientôt faire face à une terrible pénurie de donneurs, le forçant ainsi à chercher une autre source de bonheur pour ses clients chétifs mais riches.

Il transplanta ainsi sa première fine tranche de testicule de singe dans le scrotum d’un sujet humain en juin 1920.

I dare assert that the monkey is superior to man by the sturdiness of its body, the quality of its organs, and the absence of those defects, hereditary and acquired, with which the main part of mankind is afflicted.

(Traduction lilelaïque: J’ose affirmer que le singe est supérieur à l’homme quant à la vigueur de son corps, la qualité de ses organes, et l’absence de ces défauts, héréditaires et acquis, qui affectent la majeure partie de l’humanité.)

L’histoire a également enregistré que le valeureux docteur ne fut pas touché du tout par la Grande Dépression des années 30, tant il avait du succès. Pensez donc, il a même dû ouvrir son propre élevage de singes recyclables.

Je vous laisse donc lire le détail de cette épopée médicale moderne sur Retrospectacle, sympathique blog consacré à la neuroscience.

Merci Ectoplasmosis.

Un os de perdu, dix d’imprimés

14 août 2007, posté par Marc

bonefactory.jpg
Photo © Bone Factory, 2007

Des chercheurs du Département d’ingénierie des tissus de l’Université de Tokyo ont mis au point une imprimante en trois dimensions capable de produire des os artificiels. Cette technologie vise surtout la chirurgie reconstructive.

Des premiers essais — concluants â€” avaient été effectués en juillet 2005 sur un corgi gallois, chien berger aux oreilles de gremlin qui souffrait d’une tumeur crânienne. Cet automne, de nouveaux tests seront effectués sur des êtres humains.

En gros, la production des os se fait de la manière suivante : un ordinateur de modélisation 3D utilise les informations issues des radiographies et des tomographies du patient. Il commande ensuite une imprimante à jet d’encre qui dépose, strate après strate, des gouttelettes d’un polymère à base d’eau sur de fines couches de Ca3(PO4)2.

Solides, légers et poreux, ces os « imprimés Â» possèdent des propriétés similaires à celles de l’ossature naturelle. Si tout se passe bien lors des prochaines séries d’essais (prévues dans dix hôpitaux japonais), cette nouvelle technologie devrait apparaître sur le marché à partir de 2010. D’ici-là, évitez de vous casser la tête.

Merci Pink Tentacle


Fermer
E-mail It