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« Corée »

L’art du pliage

4 février 2008, posté par Yves

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Pliage © Jae Ko

Loin des origami, où la feuille est unique et pliée dans ses plus inaccessibles recoins, l’artiste coréenne Jae Ko travaille elle aussi exclusivement avec du papier (et de la colle), mais elle en utilise la masse et compose des géométries étonnantes. Comme souvent, less is more.

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Pliage © Jae Ko

D’autres de ses Å“uvres ici et là.

Doggy Poo, une petite crotte de chien qui se pose des questions

9 août 2007, posté par Yves

Sometimes dreams really do come true. Oui, parfois les rêves deviennent vraiment réalité, pour les amateurs de fèces et autres jolies choses de la vie. Un peu comme ce film d’animation tout droit venu de Corée, qui raconte les aventures d’une petite merde de chien comme on aime à en rencontrer au coin d’une rue parisienne en se félicitant de n’avoir pas mis de Birkenstock ce jour là.

Doggy Poo est, comme son nom l’indique donc, une crotte de chien. Mais pas n’importe laquelle: c’est une crotte pensante voire même philosophique. Elle est un peu perdue, abandonnée sur le coin d’une route comme le sont beaucoup de ses congénères, mais Doggy Poo ne se satisfait pas de son sort, et entame une exploration du monde qui l’entoure, afin se découvrir elle-même. Everything has a purpose. But what would I be good for? Tout a un rôle à jouer, mais à quoi puis-je bien servir? se demande ce petit étron tout rond, jusqu’à sa rencontre avec un pissenlit qui lui explique le sens de la vie.

Oh, it’s a complicated world…

Je vois d’ici votre sourire goguenard, mais ce n’est pas une blague. Ce film est classé dans IMDb, disponible à la location sur Netflix (aux US), et à la vente sur Amazon. Si vous voulez vraiment en savoir plus, le site officiel présente les autres personnages qui ont des noms très travaillés eux aussi, etc.

Le renouveau du chamanisme sud-coréen

8 juillet 2007, posté par Marc

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Photo © Seokyong Lee / The International Herald Tribune, 2007

À Séoul, on trouve pas moins de trois cents temples chamaniques où, quotidiennement, les pratiquants sacrifient des porcs, dansent avec des armes en plastique afin d’apaiser l’âme d’un enfant défunt et marchent sur le tranchant d’épées pour impressionner les esprits malins.

Les chamanes coréens se réclament d’une longue tradition populaire mâtinée de taoïsme et de bouddhisme. La grande majorité des officiants sont des femmes (appelées mudangs : 무당 = å·«å ‚) qui ont découvert leurs aptitudes à servir de médiatrices entre esprits et humains lors de fortes crises existentielles (liées notamment à la mort d’un proche ou, simplement, à un « signe Â» perçu dans la nature). Aujourd’hui, nombreux sont les Coréens qui consultent des mudangs en cas de maladie ou lorsqu’ils espèrent plus de chance en affaires. Bon nombre de politiciens (qu’ils soient chrétiens ou bouddhistes) ont également recours à leurs services, élection oblige.

Longtemps diabolisé par les missionnaires chrétiens, condamné à la clandestinité durant l’occupation japonaise, persécuté par le gouvernement militaire qui a suivi la Guerre de Corée, le chamanisme coréen (ou muisme) connaît aujourd’hui une période florissante : quelque 300000 mudangs officieraient au Pays du matin frais (ì¡°ì„  = 朝鮮), reconnus désormais comme dépositaires des traditions, des rituels, des danses et des costumes populaires. Mais la Corée s’avérant également l’un des pays technologiquement les plus avancés (au même titre que le Japon), le muisme s’est largement développé sur Internet, à travers des domaines commerciaux, des blogues et des sites de voyance gérés par les plus jeunes pratiquants.

Si vous souhaitez vous « convertir Â», sachez qu’il faudra d’abord vous familiariser avec environ dix mille divinités (dont Jésus et la Vierge) subdivisées en plus de 270 catégories… Largement de quoi traiter votre lumbago.

Merci The New York Times


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