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« insectes »

Tisserandes cyberpunk, entre autres

30 June 2008, posté par Stahlhelm

Blue Widow 1
Blue Widow 1

On a récemment vu que les animaux et le cyberpunk font agréablement bon ménage chez LiLeLa, même s’ils ont attisés les passions de nos lecteurs aux grands cœurs affolés par la cruauté de ces superbes sculptures.

On vous revient aujourd’hui avec une autre forme de sculpture animalière, moins propice à la discussion sûrement, plus proche des bestioles envahissantes de l’order electrus, mais toute aussi tiptop.

Articulated Singer Insect
Articulated Singer Insect

On ne saura que remercier des deux mains Christopher Conte, l’artiste norvégien derrière tout ça, qui nous aide une fois de plus à passer ces horribles journées d’été si déprimantes pour ceux d’entre nous qui préfèrent de loin le bronzage synthétique d’un 22 pouces que celui de Sol.

Decodroid
Decodroid

Steam Insect
Steam Insect

Black Widow 1
Black Widow 1

Stainless Steel Spider Armature
Stainless Steel Spider Armature

Battery Powered Microbotic Insect
Battery Powered Microbotic Insect

While still in high school he attended St. John’s University and in the eleventh grade received a scholarship to Pratt Institute in Brooklyn, New York. Once at Pratt, he also studied human anatomy at Columbia Presbyterian Hospital through a program sponsored by Columbia University.

After earning a Bachelors Degree in Fine Art (BFA) from Pratt Institute, he entered the prosthetics field and began making artificial limbs for amputees in New York. Combining an abiding love for sculpture, medical science and biomechanics, the field enables Chris to apply his natural talents to help others in less fortunate situations, which he still does to this day.

Merci Wired.

Order Electrus

13 May 2008, posté par Stahlhelm

Order Electrus

Cette petite vidéo venue tout droit de notre futur proche est un avertissement glaçant à ceux d’entre nous qui osent encore jeter leurs composants électriques avec la même désinvolture que celle qui permet d’éjecter lestement et du bout des doigts une crotte de nez durcie par un vent d’hiver mordant.

En ce moment même, une méchante rumeur s’épanche qui dit que les diodes et autres soudures miniatures qui animent si discrètement nos interfaces vers un monde virtuel meilleur sont en passe de se multiplier, comme ton papa et ta maman le soir quand ils pensent que tu es couché, et d’envahir notre plate-bandes.

Une très mauvaise blague en accéléré de l’évolution et de son sex friend dame Nature. Mais c’est aussi un peu grâce à Microbia, qui nous avait déjà livré le phénoménal Metalosis Maligna.

Nature adapts, even to human actions that seem to
destroy everything.

The amazing power of evolution has given birth to a
new species of insect. Their ideal habitats are old
industrial locations.Some call them electrical insects,
others simply speak of a miraculous phenomenon,or
even better, a self supporting order;
The Order Electrus.

Simplement effrayant :

Merci Next Nature.

En mourant, on se fait des copains

30 August 2007, posté par Marc

chrysomya.jpg
Chrysomya albiceps. Photo © Medizinische Universität Wien, 2002

Il existe pas mal de techniques pour déterminer le moment où un être humain est passé de l’état de consommateur à celui de macchab. On peut par exemple utiliser la température du corps, laquelle met bien huit à douze heures pour rejoindre celle du climat ambiant (dans les pays tempérés, cela va sans dire, car dans les contrées hospitalières où il fait déjà 37.2°C le matin, une telle égalisation est bien plus rapide).

On peut aussi se baser sur la rigidité cadavérique qui commence par la nuque avant de se répandre dans le corps entier — un corps mettant huit à douze heures pour se transformer en bout de bois (qui, peu après, se ramollit à nouveau sous l’effet de la décomposition).

Il existe encore les lividités cadavériques, à savoir les taches violacées que la peau acquiert sous l’effet du déplacement passif de la masse sanguine dans les coins et recoins de la dépouille…

En fait, le nec plus ultra de la datation d’un passage de vie à trépas, la manière la plus élégante de connaître l’heure d’un rendez-vous avec la Mort demeure l’entomologie médico-légale (en anglais : forensic entomology). Dans les séries télévisées qui nous empêchent de nous coucher avant minuit, cette étape des enquêtes criminelles est souvent passée sous silence. Et pour cause : il ne faudrait pas, précisément, nous empêcher de dormir une fois le poste de télévision éteint.

Cela dit, cette discipline de la police scientifique s’avère sans doute l’une des plus intéressantes. Grosso modo, comment cela marche-t-il ? Une fois la victime découverte, les enquêteurs prélèvent la « faune » se promenant sur le corps et alentour. En fait, pas seulement les bestioles vivantes, mais aussi celles qui, à leur tour, ont passé l’arme à gauche. L’emplacement, le moment et les conditions de prélèvement sont des informations primordiales.

Les petites bêtes qui courent sur leur repas de famille sont dès lors conservées dans de l’alcool (ce qui est l’une des manières les plus nobles de mourir, non ?) ou sont gentiment élevées en couveuse, histoire d’obtenir les mêmes conditions d’humidité et de température que celles dans lesquelles on les a trouvées.

Les stades larvaires, la durée d’incubation des œufs et le moment d’arrivée sur la dépouille sont des éléments qui permettent de retrouver, par croisements statistiques, le délai qui sépare la découverte du corps du moment où son propriétaire s’est absenté d’icelui.

Si je vous décris toutes ces joyeusetés, ce n’est pas que je broie du noir — il y a longtemps que les attentats quotidiens en Irak m’ont insensibilisé —, mais simplement parce qu’un Helvète pas piqué des hannetons (lui !) maintient un site qui ne brille certes pas par son graphisme, mais par son contenu. Claude Wyss (éminent pipomane au demeurant) y présente l’ouvrage qu’il a publié avec Daniel Cherix ainsi que l’expérience acquise durant les dix-sept années où il a assumé, au sein de la police vaudoise, le poste d’inspecteur en charge de la levée des corps. Bref, une riche source d’informations qui ravira tant les amateurs de polars (lecteurs et/ou écrivains) que les amoureux de la vie… sous toutes ses formes.

Le site de Claude Wyss, c’est ici.


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