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« manga »

We love Eroguro

12 décembre 2007, posté par Corbor

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Le boom du manga qui dure maintenant depuis une dizaine d’années commence à porter ses fruits auprès des auteurs moins connus du genre. On ne va pas vraiment blâmer les éditeurs de B. D. de s’être concentrés pendant de nombreuses années sur le mainstream japonais. C’est là, après tout, que se trouvent les dollars.
Depuis quelques des années, de petits éditeurs commencent à sortir du manga un peu plus adulte, un peu moins débile. Mais malgré leurs efforts, le trou à combler reste profond.
Heureusement, l’Internet vient sauver l’affaire, comme d’habitude. Same Hat est un blog qui parle de mangas underground méconnus à l’Ouest. Et non seulement il regorge de nouvelles traitant du domaine, mais en plus il traduit des mangas et les met en ligne.
La plupart des traductions proviennent d’ouvrages que vous devriez éviter de lire au travail, voire éviter tout court si vous tenez à votre santé mentale. Personnellement, je pense qu’on n’a pas vraiment vécu si l’on n’a pas lu un manga de Suehiro Maruo, l’empereur du manga érotico-gore.
Aussi recommandé, Falling et The Enigma of Amigara Fault de Junji Ito.

Ma maman est une nerd culinaire

28 août 2007, posté par Yves

Les nipponophiles parmi vous savent déjà ce que c’est qu’un bentō (弁当), et pour les autres, heureusement les nerds de Wikipedia nous apprennent qu’au Japon « le bentō prend la place à la fois du sandwich mais en beaucoup plus nutritif, du plat de restauration rapide, du repas pris dans les trains, les avions, les excursions… Mais c’est avant tout celui qui est préparé à la maison tous les matins pour être consommé à l’école ou sur le lieu de travail. Il est difficile d’imaginer un écolier ou un travailleur manuel sans son bentō « maison » et sa bouteille de thé dans son sac ou dans son cartable. »

Un bento même tout simple, c’est déjà assez joli. Tout compartimenté, avec plein de mini portions de tout. Si vous aimez la cuisine Japonaise, vous avez sans doute une idée de ce que je veux dire. Mais comme on s’en doute forcément, il y a aussi les nerds des bento, celles qui ne savent pas s’arrêter à temps, dont les enfants (ou les maris) font l’objet de la jalousie de leurs petits camarades (et se font casser la gueule à la récré). En voici quelques exemples parmi les plus réussis.

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©Junko Terashima’s blog

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©kasumin_yorosiku

D’autres exemples d’inspirations ici, ici, là, et aussi là.

Et pour ceux qui en redemandent sans cesse et qui veulent une approche un peu plus occidentale (et osons le dire, un peu plus ménagère et moins raffinée) à la chose, parce que c’est pas toujours facile de s’improviser Japonais, Bento Yum c’est le blog de Jennifer Laycock et Abigail Munday, deux mamans blanches qui s’inspirent du bento comme un style de vie, et se l’approprient a leur sauce.

Ce post est dédié à celles et ceux qui s’achètent des Kinder Bueno au distributeur en guise de déjeuner.

Alice au pays du monogramme

13 août 2007, posté par Stahlhelm

Takashi Murakami
Takashi Murakami, devant sa sculpture Tongari-Kun — Mr. Pointy & the Four Guards, © Toru Hanai (Reuters/Corbis)

Pour ceux d’entre vous qui n’auraient encore jamais pris de drogues hallucinogènes ou pour qui l’art est une faute d’orthographe, Takashi Murakami (村上隆) est l’emblême du mouvement artistique post-moderne Superflat qui s’essaie au savant mélange mange-anime et qui « vise à analyser la culture japonaise d’après-guerre à travers la sous-culture dite otaku ».

M. Murakami, formidable artiste par ailleurs, aime beaucoup les champignons multicolores, mais aussi les grandes marques françaises comme tout Japonais honnête qui se respecte, et avait justement pondu une pub (de 2003 ?) pour Louis Vuitton, cette fameuse horde gauloise de tanneurs prestigieux. Les amateurs reconnaîtront avec aise le coup de chapeau à Alice au pays des merveilles et aux personnages mi-kawaii mi-affreux de maître Murakami.

Merci TOKYOMANGO.


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