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« New York »

La vie en jaune

4 septembre 2007, posté par Marc

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Photo © Melissa Plaut, 27 juin 2006

La ville de New York comprend 44280 conducteurs de taxi, lesquels sont à 99% des hommes. Dans le pour cent restant, il y a une femme de 32 ans, Melissa Plaut.

Melissa s’ennuyait ferme dans son précédent emploi, alors le jour où on l’a virée, elle s’est empressée de trouver une activité plus captivante. Conductrice de taxi à New York est le métier qu’elle exerce maintenant depuis trois ans.

Pour son trentième anniversaire, son père lui avait offert un appareil de photo. Depuis, elle tient un blogue à succès où elle décrit régulièrement ses expériences de hack (ainsi nomme-t-on les taxis dans la Grande Pomme). Son site a même tellement bien marché qu’elle en a fait un livre, Hack — How I Stopped Worrying About What to Do with My Life and Started Driving a Yellow Cab (littéralement : « Hack — Comment j’ai cessé de me demander ce que j’allais faire de ma vie et suis devenue conductrice de taxi jaune Â»).

Son blogue est une vraie mine d’or. On y apprend énormément sur la vie nocturne des New-Yorkais, sur leurs habitudes et leurs déviances. On y découvre également que le métier de cab driver est tout sauf lassant et qu’il garantit aussi, parfois, de bonnes doses d’adrénaline.

Maintenant sur le point de quitter son travail de conductrice, Melissa Plaut avoue qu’il lui sera difficile de décrocher : « C’est comme rentrer en contact avec la ville. Ça peut rendre dépendant. Â»

Merci Michelle Nichols et Scotsman News

Le World Trade Center de New York, en controverse, en mégapixels, et en délire d’artiste

13 août 2007, posté par Yves

Le 18 mars 2006, l’entreprise D.H. Griffin démolissait le building de la The Landmark Tower (ex- Continental National Bank Building) à Fort Worth, au Texas. Cette tour de 30 étages, construite entre 1952 et 1957 était la deuxième plus grosse structure détruite par implosion. Quelqu’un a filmé l’implosion, et il faut avouer que c’est quand même troublant d’y voir des similitude avec la manière dont les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées sur elles-même le fameux 11 septembre 2001…

En parlant de WTC, Gerard Maynard a été en photographier le chantier après la destruction des tours. Vous me direz que c’est pas bien original et que plein de gens l’ont fait, ainsi que le Temple Expiatori de la Sagrada Família, la cathédrale inachevée de Antoni Gaudí à Barcelone. Et moi je vous répondrai que c’est vrai, mais que peu de gens les ont photographiés en 317 et 633 mégapixels respectivement. La photo du site du World Trade Center fait 23,194 pixels par 14,000.

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Photo © Gerard Maynard

Si c’est pas assez et que vous en avez marre de downtown, Maynard a aussi photographié Harlem, et ça serait même la plus grande photo digitale faite à ce jour, avec ses 13,117,693,789 pixels (ça fait 13 gigapixels, autrement dit 279,689 par 46,901), et ses 48.8 Gigaoctets. Bon, en fait c’est évidemment impossible de prendre une photo à une telle résolution, et ce sont en fait 2045 photos prises au zoom 300mm et collées ensemble digitalement. Impressionnant.

Et puis juste pour le plaisir des yeux qui n’en ont pas encore eu assez, une petite image qui tourne sur le web en ce moment. Je ne sais pas si c’est le projet officiel ou seulement un projet artistique, mais les finitions sont joliment faites. Si vous avez des détails sur cette image, merci de les mettre en commentaires.
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Une version plus grande et détaillée visible ici.

Bricolage interdit à bord

24 juillet 2007, posté par Marc

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Le MintyBoost! Photo © Adafruit Industries, 2007

Damon Burke, un bricoleur émérite, était sur le point de prendre son avion à l’Aéroport JFK de New York quand il s’est fait interpeller par le service de sécurité. Au moment de passer ses bagages aux rayons X, toute l’équipe qui gravitait autour des machines de contrôle a commencé à s’occuper de lui. La dame chargée de voir à travers l’intimité des voyageurs avait en effet aperçu un élément « suspect Â».

L’objet incriminé était tout simplement un MintyBoost!, petit appareil à monter soi-même (voir photo ci-dessus) qui permet, notamment, d’augmenter de quelque 25 heures l’autonomie d’un iPod Mini. Burke n’avait jusqu’alors jamais connu de problème aux aéroports, quand bien même il prend l’avion quatre à six fois par mois. Mais ce n’était pas son jour de chance.

Persuadés qu’il s’agissait là d’un engin explosif improvisé (EEI = anglais IED, Improvised Explosive Device), les employés de l’aéroport ont alerté la Police portuaire de New York et du New Jersey. Une fois sur place, l’un de ses officiers a eu la bonne idée d’essayer le MiniBoost! avec une lampe à branchement USB, ce qui n’a pas manqué de fonctionner (celle-ci demandant un courant de 5 V et de 500 mA).

Finalement, le malchanceux bricoleur, qui avait commandé son chargeur artisanal sur Internet (vous trouverez ici une marche à suivre vous permettant d’en réaliser un vous-même), est parvenu à prendre son avion pour Orlando (Floride) à condition de laisser aux policiers les deux batteries du petit appareil.

Dans l’article qui décrit sa mésaventure, Damon précise, de manière tout à fait judicieuse, que les batteries de son ordinateur portable — qu’il a pu emporter à bord de l’avion — seraient bien plus dangereuses s’il leur prenait l’envie d’exploser. Mais les employés des aéroports ne sont pas engagés pour leurs connaissances en électricité… ni pour celles du monde merveilleux des geeks.

Merci Natch Dot Net

Des fermes verticales au milieu de la ville? Prends ça le Corbusier!

25 juin 2007, posté par Yves

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Photo © « La Tour Vivante » par atelier soa architectes

Un gratte-ciel agricole. C’est à un professeur de l’université de Columbia, New York, qu’on en attribue l’idée, bien que de nombreux auteurs de science-fiction l’avaient eue bien avant lui. C’est dans les médias et des universitaires planchent dessus, mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs, les fermes verticales en sont encore au stade de projet. Les avantages de celui-ci seraient nombreux: de la récupération de terres agricoles horizontales pour en faire des forêts par exemple, mais surtout la réduction des coûts et de la pollution engendrés par les transports entre régions productrices de nourriture et villes où on consomme mais on ne fait rien pousser.

Le système d’irrigation serait entièrement recyclé, les pesticides seraient superflus parce que la ferme tournerait en espace clos loin des parasites, et l’énergie serait solaire, éolienne, et/ou extraite de la combustions des déchets. A terme, on verra des populations urbaines encore plus nombreuses et mangeant des tomates grandes comme des pastèques à Noël, mais aussi des parcs naturels partout, un meilleur contrôle de la pollution, moins de camions, etc.

Mais ce que les auteurs de SF avaient prévus eux, c’est comment un projet aussi optimiste va chambouler l’équilibre naturel et les populations rurales comme urbaines. Espérons que ça ne se terminera pas par l’invasion des grandes villes par des sauterelles géantes et des gueux…

Tout plein de détails sur The Vertical Farm Project

Des bouquins à la pause café

22 juin 2007, posté par Marc

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Illustration © Aaron Goodman, 2007

La lecture vous excite-t-elle plus que le jus putride craché par l’automate de votre boîte d’esclavagistes ? Réjouissez-vous : bientôt, à la pause, plutôt que de presser sur « pisse de coq Â», vous pourrez appuyer sur « bouquin tout chaud Â».

La société On Demand Books, fondée en 2004 par Jason Epstein et Dane Neller (plus tout jeunes, mais pleins d’idées), va lancer sur le marché, cette année encore, un automate permettant de commander un livre préparé instantanément. La machine imprimera, alignera, rognera et encollera ses titres en sept minutes, montre en main. Elle sera capable de gérer n’importe quelle langue, y compris celles qui s’écrivent de droite à gauche. L’automate pourra imprimer des ouvrages contenant jusqu’à 550 pages.

Quelque deux millions et demi de titres appartiennent pour l’heure au catalogue de l’Espresso (c’est son nom), dont un million en anglais et libres de droits. Les sources de l’entreprise seront notamment Google et Open Content Alliance. Dane Neller prévoit que d’ici cinq ans, On Demand Books sera capable d’offrir à peu près n’importe quel livre jamais imprimé (un poil optimiste, le quinqua).

Le prix de l’animal ? 50000 dollars (environ 37000 euros). La Bibliothèque publique de New York a prévu d’en installer un exemplaire dans ses locaux en février prochain.

Merci CNN Money


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