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« cancer »

Bip, buzz & pop-corns

8 juin 2008, posté par Marc

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Illustration © The Tribune of India, 2003

Après avoir maté une pleine brassée d’émissions télévisées sur le sujet, je n’ai encore obtenu aucune réponse définitive quant aux effets nocifs que pourraient générer les téléphones cellulaires. Vu la proportions de ce genre de machines dans les pays industrialisés — mais également dans les pays en voie de développement â€” il est grand temps de se préoccuper des effets tant sanitaires qu’économiques de ces petits appareils aussi intrusifs que séduisants.

Aux États-Unis d’Amérique, trois adultes sur quatre possédaient un téléphone portable en 2005 ; en France, fin 2007, plus de 53 millions de personnes avaient souscrit un abonnement auprès d’un opérateur de téléphonie mobile. Bref, s’il existe réellement un problème de santé publique caché dans le placard, il est grand temps de le débusquer.

D’ici que nous en sachions plus sur le type de cancer dont nous mourrons en troupeaux, je vous propose, pour vous détendre, de savourer quelques vidéos qui ont fait le tour du Web et dans lesquelles des adultes consentants se livrent à un plaisir adolescent : la dégustation de pop-corns (comprenez : « grains de maïs soufflé Â»).

Méthode de cuisson ? La téléphonie mobile. Munissez-vous d’au moins trois téléphones portables (le vôtre, celui de votre conjoint/e et l’iPhone du moutard devraient faire l’affaire) et disposez-les comme des membres du Temple Solaire autour de grains de maïs. Appelez lesdits téléphones en même temps et — pop ! — dégustez. C’est rapide, frais, et cela ne manquera pas de vous faire briller — ou griller â€” en société. Info ou intox ? À vous de voir…

Au fait, la cervelle, vous la préférez saignante ou à point ?

Merci Andrej, Baseline of Health Foundation et World-News

La médecine ne prend pas de week-end

5 novembre 2007, posté par Yves

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Photo © Gaetan Lee

Ces derniers jours, je ne tombe plus que sur des articles qui parlent d’avancées de la médecine. Ça change des vidéos de chats qui parlent et des photos de toilettes panoramiques

Alors ça a commencé par le virus VIH (HIV chez les anglophones). Selon Science Daily, le Pr. Jens Lundgren de l’Université de Copenhague, avec ses collègues du groupe EuroSIDA, ont découvert qu’ils pouvaient le neutraliser, l’empêcher de se muter et de se propager, et permettre ainsi à la personne infectée de se reconstruire son système immunitaire au niveau normal d’une personne non-infectée. C’est le traitement le plus avancé jamais atteint pour les patients souffrants du virus VIH.

Cette technique de « thérapie combinée » stoppe la progression du virus et permet aux lymphocytes T (CD4 T) sains de se repeupler, et donc au système immunitaire de se remettre à niveau, tant que le patient continue le traitement. Ce n’est pas une cure, mais un moyen d’assommer le virus et l’empêcher de se développer.

Pendant ce temps là, This is London annonce que la lumière ultraviolette ciblée pourrait remplacer les méthodes de traitement du cancer habituelles, comme la radiothérapie qui utilise des radiations pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. L’irradiation a pour but de détruire toutes les cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains périphériques. En se combinant avec les anticorps, les ultraviolets feraient encore mieux.

Le Pr. Colin Self et son équipe de chercheurs anglais ont développé des molécules activables par la lumière, qu’ils injectent dans le système sanguin et qu’ils « allument » en exposant aux ultraviolets la partie du corps à soigner. Ce que ça veut dire, c’est que les anticorps peuvent être ciblés sur les tumeurs au lieu d’aller se perdre dans tout le corps et risquer ainsi d’aller endommager et fatiguer des parties saines. Quand ces anticorps sont activés précisément au bon endroit par les rayons ultraviolets, ils provoquent une attaque des lymphocytes T (et oui, encore eux!) sur le cancer lui-même. Et le reste du temps, ils restent dormants.

Pour l’instant, ça n’a été testé que sur des animaux, mais ils espèrent pouvoir commencer à tester des traitements sur des humains dès l’année prochaine.

Ça vous a plu hein, vous en demandez encore. Eh bien, un chercheur aurait découvert non seulement comment traiter le diabète de manière bon marché et sans injection, mais peut-être même carrément une cure de la maladie. Il a modifié génétiquement des choux en leur balançant des gènes humains qui leur font produire de l’insuline. Ses tests sur des souris diabétiques ont été concluants, et après quelques semaines à manger du chou qui produit des hormones, les souris en question avait un taux d’insuline normal dans leur sang et leurs urines. Même si quelque chose me dit que ça va encore mal tourner cette histoire, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les millions de diabétiques partout dans le monde.

Vos seins, gardez-les

29 août 2007, posté par Marc

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Photo © Michele Taras, 2006

Le trastuzumab est une molécule fabriquée par le groupe pharmaceutique suisse Hoffmann-La Roche et commercialisée sous le nom de Herceptine. Ce médicament est utilisé dans le traitement du cancer du sein et l’année passée, il a été l’objet de puissantes campagnes publicitaires vantant les mérites de ce « produit miracle Â».

Un article du New England Journal of Medicine affirmait, en octobre 2005, que l’association de l’anticorps monoconal pertuzumab (utilisé également dans le traitement des cancers de la prostate et des ovaires) et de l’Herceptine augmentait les chances de survie des patientes atteintes d’un cancer du sein. Un article du groupe bâlois, datant du 4 juin 2007, confirme cette observation.

Une lueur d’espoir ?

Merci Inky Circus

Fumer pour moins trembler

15 juillet 2007, posté par Marc

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Photo : droits réservés

Mensuel publié par l’Association médicale américaine (AMA), la revue Archives of Neurology publie, dans son édition de juillet, un article selon lequel les fumeurs développeraient moins facilement la maladie de Parkinson.

En compilant des observations faites sur 11809 personnes à travers onze études menées depuis les années 1960, des chercheurs (dont Beate Ritz de l’Université de Californie à Los Angeles) ont constaté que plus quelqu’un fumait, moins il risquait — statistiquement â€” d’être victime du Parkinson. Même les anciens fumeurs présenteraient une diminution des risques allant de 13 à 32%.

Sans qu’il soit parvenu à trouver la raison de cet effet positif du tabagisme, le groupe de chercheurs en charge de l’étude a émis l’hypothèse selon laquelle l’une des substances contenues dans la cigarette protégerait les neurones dopaminergiques (lesquels sont atteints en cas de Parkinson dans la partie du cerveau qui régule les mouvements), mais laquelle ?

Il semblerait toutefois que les fumeurs soient génétiquement inégaux devant les effets bénéfiques de l’herbe à Nicot. En effet, si la diminution des risques est manifeste chez les patients blancs et asiatiques, les Hispaniques et les Noirs américains n’ont pas cette chance.

Conclusion : si vous vous mettez à fumer maintenant, vous mourrez dans la stupeur, mais sans les tremblements.

Merci Times Online

Une grenouille contre le cancer

2 juillet 2007, posté par Marc

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La grenouille léopard (Rana pipiens), photo © Reptilis, 2007

Les tumeurs du cerveau sont parmi les pires malepestes de la Création, vous réduisant en légume en moins de temps qu’il n’en faut pour pleurer. Et bien, oyez oyez braves mortels : des chercheurs britanniques et étasuniens ont découvert que l’amphinase, une molécule inspirée de celle que l’on trouve dans les Å“ufs de la grenouille léopard (Rana pipiens), est capable d’identifier une cellule cancéreuse, de s’y accrocher puis d’entrer en elle pour la détruire. Le Journal of Molecular Biology estime que cette molécule pourrait servir à traiter de nombreux cas de cancers, et notamment celui du cerveau.

Les chercheurs de l’Université de Bath et de l’Alfacell Corporation placent tous leurs espoirs dans ses capacités à traiter les tumeurs cérébrales, la chirurgie de notre organe de pensée ainsi que la chimiothérapie s’avérant des plus délicates et des plus pénibles. Le professeur Ravi Acharya s’enthousiasme au point de dire que « C’est un peu l’arme secrète de Dame Nature pour détruire les cellules cancéreuses. Elle chasse et détruit les cellules tumorales, elle est facilement synthétisable en laboratoire et donne de grands espoirs quant à de futurs traitements thérapeutiques. Â»

Merci BBC News


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