Archives pour la tagégorie
« éducation »

Cauchemars d’enfant

6 May 2008, posté par Stahlhelm

Candy
Candy © Joshua Hoffine

Avertissement: en lisant cet article, ou juste après l’avoir terminé, il t’est fortement déconseillé de te retourner pour voir ce qui se cache derrière toi ou de te pencher pour voir si le croque-mitaine ne se planque pas sous ton lit pour te dévorer tout cru ce soir de pleine lune que tes imbéciles de parents ont choisi pour aller se faire un demi-poulet avec frites de Chez ma cousine.

Car c’est exactement ce genre de petites horreurs qu’illustre Joshua Hoffine dans ses photos aigre-douces qui sauront sans manquer te rappeler ces mauvais souvenirs que tu croyais bien enfouis sous des tas de couches de subconscient et un duvet qui te protégeait à coup sûr du mal ancestral.

Bed
Bed © Joshua Hoffine

Basement
Basement © Joshua Hoffine

Wolf
Wolf © Joshua Hoffine

Balloons
Balloons © Joshua Hoffine

Closet
Closet © Joshua Hoffine

Les amateurs du genre trouveront encore plus de délicatesses du même acabit sur le site officiel de ce merveilleux monsieur qui offre ses œuvres pour des sommes modiques inversément proportionnelles au taux de terreur causé par ce fin lecteur de l’âme de l’enfant moderne.

Merci Right Some Good.

Ménagerie cthulhélaïque [S02xE01]

18 February 2008, posté par Stahlhelm

apode_001.jpg

Tout le monde est au courant que l’amour maternel amphibien est sans limites. Les manmans apodes, immondes amphibiens cachant bien aimablement leur laideur sous terre, illustrent ce truisme de façon assez spectaculaire et, ma foi, assez dégoûtante.

En effet, tout comme chez ta femme enceinte qui se gavait de douze flans caramel en action de la Migros par jour, la peau de la femelle gymnophione engrossée s’épaissait considéralement et se gorge de nutriments sans concurrence.

Apodes en famille
Apodes en famille

La seule différence avec ta doulce et sa peau tendre et distendue, c’est que ta progéniture n’est pas armée de jolies petites dents crochues, acérées et vicieuses pour déchiqueter la peau de maman et se nourrir avidement de son épiderme gorgé de vie. Les petits bébés apodes, eux, oui. Et ils adorent ça comme le montre cette vidéo bien éducative de la BBC.

Rigolons avec la puberté

18 September 2007, posté par Yves

Tiens, en parlant de puberté

Apprendre par l’exemple – Children see, children do

15 August 2007, posté par Yves

Spéciale dédicace a tout ceux qui ont des enfants qui absorbent leurs bonnes et mauvaises habitudes, une campagne de Child Friendly Australia.

Le génie, ça ne se commande pas

8 August 2007, posté par Marc

bebeeinstein.jpg
Photomontage © AAAS, 2007

Le président George Walker Bush en a fait l’apologie, et pourtant, il semblerait que les émissions éducatives ayant pour but de rendre ces chères têtes blondes plus intelligentes les… abrutissent.

Selon un article paru hier dans le Los Angeles Times, les programmes tels que Brainy Baby (« Bébé doué ») et Baby Einstein auraient plutôt tendance à réduire le vocabulaire des jeunes spectateurs. Chaque année, des centaines de millions de dollars sont dépensées par les Étasuniens qui espèrent faire de leurs enfants des génies dès la maternité.

Des chercheurs en pédiatrie de l’Université de Washington à Seattle ont mené des investigations auprès de mille parents et leurs enfants dans le but, notamment, de déterminer les connaissances lexicales des bambins.

Selon l’étude publiée par le Journal of Pediatrics, il s’est avéré que 32% des mille gamins suivaient des émissions éducatives et que 17% d’entre eux en regardaient durant plus d’une heure par jour. Cependant, l’Académie américaine de pédiatrie recommande à ses concitoyens de ne pas soumettre les enfants de moins de deux ans à de tels programmes. Raconter des histoires serait bien plus approprié, et les gosses auxquels on lit des contes développeraient bien mieux leur vocabulaire qu’affalés tels des légumes devant le poste de télévision.

À quand des émissions éducatives pour les parents décérébrés ?

Merci Los Angeles Times

Les garçons n’aiment pas être des filles

31 July 2007, posté par Marc

doisneau.jpg
École rue Buffon. Photographie de Robert Doisneau, 1956

À la fin des années 1990, un psychologue de l’Université de Harward, William Pollack, avait fait sensation en publiant Real Boys (sorti en français sous le titre De vrais gars). Il y dénonçait une génération de gamins qui souffrent d’une « crise silencieuse », où beaucoup se réfugient dans la tristesse, la solitude et, surtout, l’incompréhension. Pollack révélait notamment que bien des garçons se voyaient pris dans une impossible équation, devant être désormais doux, compréhensifs et croire en l’égalité des sexes, alors qu’ils préféraient pour la plupart souscrire aux conceptions traditionnelles selon lesquels un « mec » est un dur, un macho.

En janvier de cette année, Jill Parkin, journaliste au Daily Mail, accusait l’école de transmettre aux garçons un message qui ne leur est pas destiné : les cours sont féminisés, on y demande aux élèves mâles d’être sages et disciplinés, alors qu’il ne rêvent que de réagir à leur production naturelle de testostérone en laissant libre cours à leur instinct de compétition, notamment physique.

Les différences naturelles entre les sexes tendraient à être gommées dans l’éducation, produisant des jeunes hommes mous et incapables de lutter dans la vie d’aujourd’hui. Selon Parkin, les filles se voient quant à elles obligées de grandir dans une société pleine de mâles aliénés où toutes les qualités masculines ont été étouffées. Les nouvelles générations d’hommes ont aussi bien moins de chances de faire de grandes études, celles-ci étant désormais à tel point féminisées qu’ils n’y trouvent plus leur place.

Les affirmations de Pollack et de Parkin laissent songeur. En effet, les hommes n’étant pas plus intelligents que les femmes, la seule qualité typiquement masculine dont ils pourraient se prévaloir aujourd’hui (en dehors d’un contexte guerrier) est la combativité. Celle-ci séduit toujours (et pour longtemps encore) les ressources humaines et… bon nombre de femmes. Alors, quand cessera-t-on de castrer des générations entières de p’tits mecs innocents ?


Fermer
E-mail It